Número total de visualizações de páginas

08/08/26

Les Terres du Jazz - HERON MAÎTRE DES RIVIERES | LOUISIANE


Les hérons, élégants gardiens des rivières louisianaises, glissent silencieusement au-dessus des eaux paisibles. Ces espèces incarnent la vitalité et la beauté sauvage des écosystèmes fluviaux de la région.


02/08/26

Jazz - L'histoire d'un morceau culte : SUMMERTIME

Summertime est une chanson qui a été reprise des centaines de fois, dans tous les styles, par de très nombreux artistes. L’origine réelle de ce standard du jazz est pourtant méconnue… Il vient de l’opéra ! C’est un air de Porgy and Bess de George Gershwin. Je vous raconte l’histoire oubliée d’un morceau culte.

Porgy and Bess, un opéra sur la vie dans un quartier afro-américain

Porgy and Bess est un opéra du compositeur américain George Gershwin créé en 1935. L’histoire est adaptée d’un roman de l’écrivain DuBose Heyward qui a aussi signé les paroles de certains airs, dont Summertime.

L’action se passe dans Catfish Row, un quartier noir de Charleston, en Caroline du Sud. Porgy est un mendiant estropié qui accepte de recueillir Bess après une bagarre qui a mal tourné. Crown, le mari de Bess, a dû s’enfuir après avoir tué un joueur de dés. L’histoire raconte le développement de la relation entre les deux personnages alors que Bess est poursuivie par Crown et par Sportin’ Life, son dealer, avec qui elle finit par partir pour New-York.

Summertime, de la berceuse d’opéra au standard de jazz

Si beaucoup de chansons de Porgy and Bess sont connues et ont par la suite été reprises de nombreuses fois (I Got Plenty O’ Nuttin’, It Ain’t Necessarily So…), aucune n’a atteint la popularité de Summertime.

Summertime est le premier air de l’opéra et revient tout au long de l’œuvre. C’est une berceuse et la musique évoque d’ailleurs le va et vient d’un berceau. Elle est d’abord chantée par Clara, un personnage secondaire. Cette chanson ne fait pas avancer l’intrigue mais permet de poser en quelques mots l’ambiance de cette communauté qui vit difficilement.

La première version enregistrée de Summertime a été chantée par Abbie Mitchell.

Summertime est fortement inspirée par les « spirituals », la musique des esclaves noirs américains. Gershwin a tenu à la composer lui-même, car il voulait qu’il y ait une unité dans son opéra. Certains ont toutefois remarqué la proximité de Summertime avec un autre chant, Sometimes I feel like a motherless child, que Gershwin a peut-être entendu lorsqu’il est allé à Charleston s’imprégner de l’atmosphère. La chanteuse de gospel Mahalia Jackson a réalisé un medley des deux :

"Summertime/Motherless Child"

De Billie Holiday à Janis Joplin, une chanson qui a été reprise des milliers de fois

Rock, jazz, disco, funk… Il existe même une version parfaite pour Halloween. Impossible de faire ici la liste complète des reprises de Summertime, il y en a des milliers. Le site spécialisé Summertime Connection, qui s’est donné pour mission de toutes les recenser a compté plus de 70 000 enregistrements. C’est plus de 80 ans d’histoire de la musique que l’on peut résumer avec l’évolution de ces reprises, la première d’entre elle étant celle de Billie Holiday.

Parmi les interprétations marquantes, celle de Janis Joplin :

Janis Joplin "Summertime" (Live -1969)

Ou celle de Miles Davis :

Summertime - Miles Davis (1959)

RadioClassiqueFr

01/08/26

Les Terres du jazz - ENTRE MYSTERE ET DEVOTION | CATHEDRALE SAINT-LOUIS - NOUVELLE ORLEANS


À La Nouvelle-Orléans, la religion imprègne la vie quotidienne, mêlant traditions catholiques et influences vaudoues dans un riche syncrétisme culturel. Les processions colorées et les célébrations spirituelles rythment la ville, témoignant d'une foi vivante et d'une identité profondément enracinée.

19/07/26

Les Terres du Jazz - L'ENCHANTEMENT DES BAYOUS | LOUISIANE


Entrelacs d'eau et de végétation, les bayous révèlent un monde suspendu, où le temps semble ralentir pour laisser place à la beauté sauvage et silencieuse de la Louisiane.

16/07/26

Les Terres du jazz - Où L'AVENIR DANSE AVEC LES RACINES | LONG ALLEN BRIDGE


La Louisiane connaît un dynamisme croissant grâce à ses industries émergentes, tout en conservant dans ses zones rurales un attachement fort à son patrimoine culturel. Ce contraste nourrit une région en constante évolution, où traditions et modernité cohabitent au quotidien.

© Thierry Suzan

09/07/26

Les Terres du jazz - HERON MAÎTRE DES RIVIERES | LOUISIANE


Les hérons, élégants gardiens des rivières louisianaises, glissent silencieusement au-dessus des eaux paisibles. Ces espèces incarnent la vitalité et la beauté sauvage des écosystèmes fluviaux de la région.

© Thierry Suzan

06/07/26

Trois stars du jazz... pianistes oubliés - NAT KING COLE - (1919-1965)


"I know that you know"

Nat King Cole  en matière pianistique est certainement « l’oubli » le plus injuste et injustifié de l’histoire du jazz.

King Cole fait partie de cette génération de pianistes (comme Teddy Wilson ou Mel Powel), qui ont débuté leur carrière en s’abreuvant du style de piano « stride » de leurs aînés, mais qui ont commencé à simplifier leur jeu de main gauche pour libérer le discours mélodique de leur main droite…

Un des tout premiers à envisager cette nouvelle façon de jouer du piano, est sans doute Earl Hines (1903-1983) et ce n’est sûrement pas un hasard s’il fut l’une des principales sources d’inspiration du jeune pianiste King Cole.

Cole monte son premier trio en 1937 (chose méconnue : Oscar Pettiford sera son tout premier bassiste). A l’écoute des premières faces de ce trio qui fera date dans l’histoire du jazz (Cole ne chante pas encore en soliste), on remarque la complexité rythmique et harmonique des arrangements, mais aussi et surtout le phrasé de piano, qui n’a plus grand-chose à voir avec les phrasés « swing » classiques de l’époque et qui préfigure très clairement le style Bebop qui va déferler à partir de 1939.

Des pianistes comme Bud Powel ou Oscar Peterson lui doivent beaucoup (et ne s’en cachent pas) … Écoutez par exemple son solo dans les premières faces en trio (1938-1940) ou dans « I Know That You Know » dans l’album “After Midnight”, où il use abondamment de chromatismes, de gammes pentatoniques et de formules rythmiques inhabituelles. Les faces en trio ou quartet (sans basse) avec Buddy Rich, Lester Young, Charlie Shavers sont également incroyables d’inventivité…

Après avoir été « découvert » par John Hammond (encore lui !!) et engagé en 1942 par la firme Capitol (dont il fera la fortune avec « Route 66 » et « Sweet Lorraine »), King Cole gravit très rapidement les marches de la célébrité (Il sera le premier noir à habiter Beverley Hills) et va quelque peu délaisser son piano au profit de sa voix de velours…

Stan Laferrière

24/06/26

Les Terres du jazz - ENTRE MYSTERE ET DEVOTION | CATHEDRALE SAINT-LOUIS


À La Nouvelle-Orléans, la religion imprègne la vie quotidienne, mêlant traditions catholiques et influences vaudoues dans un riche syncrétisme culturel. Les processions colorées et les célébrations spirituelles rythment la ville, témoignant d'une foi vivante et d'une identité profondément enracinée.

14/06/26

Trois stars du jazz... pianistes oubliés - COUNT BASIE - (1904-1984)

- Count Basie - Kid from Redbank -

On a pu dire de Basie (de façon péjorative), qu’il jouait à l’économie, j’ai même lu que « c’était un pianiste médiocre » … Quelle méconnaissance ! …

Count Basie a grandi, musicalement parlant, à Kansas City, berceau du Boogie Woogie, où il débute comme pianiste de l’orchestre de Benny Moten à la fin des années 20. Il suit les conseils avisés de Fats Waller (qui lui apprendra d’ailleurs à jouer de l’orgue), et va rapidement prendre de l’assurance en se révélant être un formidable chef d’orchestre et meneur d’hommes. Il remplacera en effet Benny Moten à la tête de son orchestre (devenu big band en 1927) au décès de celui-ci en 1935.

Au milieu des années 30, le célèbre producteur et « découvreur » de talents John Hammond entend Count Basie et dit de lui : « Je ne pouvais en croire mes oreilles… Basie avait développé un style d’une extraordinaire économie. En quelques notes, il disait tout ce que Fats Waller et Earl Hines pouvaient dire pianistiquement, usant d’une ponctuation parfaite, un accord, une note, capable de stimuler des souffleurs et de leur faire atteindre des sommets jusque-là inaccessibles. Entre 1932 et 1936, Basie avait découvert l’efficacité de la simplicité. »

Cette simplicité (apparente) sera sa marque de fabrique, son étendard, qui viendra contraster avec la puissance des cuivres de son big band… Mais écoutez bien certains de ses solos, lorsque la main gauche se souvient que Basie est un grand pianiste de Stride et de Boogie-woogie (style apparu vers Chicago et à Kansas City au début des années 20 et dont les plus célèbres représentants furent Jimmy Yancey, Albert Ammons ou Pete Johnson), on reste collé au siège, comme dans l’album « Atomic » dans Kid from Redbank par exemple… Basie, piètre pianiste ? Laissez-moi rire…

Stan Laferrière

09/06/26

Trois stars du jazz... pianistes oubliés - DUKE ELLINGTON - (1899-1974)

- African flower -

Oui ! Indéniablement, Duke Ellington peut être considéré comme l’un des plus grands compositeurs et orchestrateurs de tous les temps. Concernant son génie de l’orchestration et dans le style qui lui est propre, je le place personnellement au même niveau que Maurice Ravel.

Une production faramineuse (même si certains des « tubes » de son orchestre et quelques suites, ne peuvent lui être attribués en totalité *) le place en tête des compositeurs de jazz les plus joués de la planète.

Né à Washington en 1899, il aura dirigé et écrit pour son orchestre, sans interruption de 1925 à 1974…

Pourquoi a-t-on occulté son jeu de piano, instrument qu’il commence à étudier à l’âge de 7 ans ?

S’il est vrai que Duke n’est pas considéré comme un grand technicien, il a pourtant été dans les années 20 l’un des grands pianistes de style « Stride », fortement influencé par Willie Smith « The lion » et James P. Johnson, dont il se démarque toutefois assez rapidement.

Son jeu de piano incisif, parfois même brutal, qui fait entendre des accords inattendus et des lignes mélodiques très personnelles, se détache bientôt de tout ce que l’on peut entendre à l’époque. Plus techniquement : la conduite horizontale des voix intermédiaires de ses « voicings », qui autorise et justifie bien des audaces harmoniques, est le reflet de la vision qu’il défend dans ses orchestrations et qui se retrouve tout naturellement dans son jeu de piano.

S’il reste souvent discret au sein de son orchestre, ses introductions et interventions pianistiques sont extrêmement colorées et originales. (« Deep South Suite » 1945, « Masterpieces » 1951). Mais pour se rendre compte de la dimension du pianiste et de son audace harmonique, il faut l’écouter en duo avec Jimmy Blanton (1954), ou dans ce mémorable préambule de “Rocking in Rhythm” nommé “Kinda Dukish” ou même en solo (Paris 1970) par exemple… Son jeu est incroyablement orchestral !

Il est difficile de parler de filiation pianistique, mais on retrouve pourtant des traces indélébiles de son empreinte sur des pianistes comme Thelonious Monk, Jacky Byard ou Randy Weston… Je dirais que le Duke, pianiste inclassable, a influencé de près ou de loin d’autres pianistes inclassables !…

* “Take the A Train “, “Mood Indigo ““Caravan “, “Far east suite “etc.…

Stan Laferrière

08/06/26

Trois stars du jazz... pianistes oubliés - DUKE ELLINGTON - COUNT BASIE - NAT KING COLE

De tout temps, le « star système », engendré et entretenu par les médias (Presse, radio, TV), a fait et défait des carrières, orientant souvent celles-ci vers tel ou tel aspect de la personnalité des artistes mis en lumière. Parfois, les artistes eux-mêmes se sont laissé entraîner par le tourbillon de la célébrité, mettant plus ou moins volontairement en « sourdine » une des facettes de leur talent, pour en accentuer une autre…

Quand on parle de Duke Ellington, on pense surtout au génie de la composition et de l’orchestration.

En Count Basie, l’on reconnait un exceptionnel chef d’orchestre, qui est invariablement associé à son Big Band, formidable et unique « machine à swing ».

Nat King Cole, quant à lui, est définitivement catalogué comme le chanteur « Crooneur » du siècle, titre honorifique qu’il partage avec Frank Sinatra.

Cependant, ces trois stars du jazz ont un point en commun :

Ce sont tous des pianistes majeurs de l’histoire du jazz, dont on a souvent oublié l’importance et l’influence sur les générations de pianistes qui les ont suivis.


Stan Laferrière
Edition JoanMira

07/06/26

L'invention du Big Band - 5/5 - HENDERSON : UN FORMIDABLE CHASSEUR DE TÊTES

- Fletcher Henderson - Tidal Wave - N.Y.C. 12.09.1934 -

Piètre homme d’affaires, Fletcher Henderson fut tout le contraire d’un meneur d’hommes. Il fut en revanche un formidable chasseur de têtes qui, pendant une décennie, de 24 à 34, sut réunir tout le Gotha du jazz. Dilettante, velléitaire, insouciant, il se laissa porter par les événements et ne choisit jamais son destin. Mais il restera pour tous ses musiciens un homme merveilleux. « The Mahtma Gandhi of the Jazz Age » (Rex Stewart).

Pascal Anquetil
DocteurJazz

Fin

05/06/26

L'invention du Big Band - 4/5 - UNE BANDE DE SOIFFARDS ET FÊTARDS

Fletcher Henderson - King Porter's Stomp - N.Y.C. 18.08.1933

Architecte sans le savoir ? Tel fut le drame de « Smack ». Son génie fut sa faiblesse. Son manque notoire d’autorité, son détachement courtois, son laxisme débonnaire, tout cela fut finalement sa chance. Cela permit à ses troupes, une bande de soiffards et fêtards, d’avoir les coudées franches et de jouir d’une liberté totale. De cette indiscipline naquit un style autrement discipliné, un rien plus sauvage que celui trop policé qui triomphait alors dans les orchestres blancs.

Docteur Jazz

03/06/26

L'invention du Big Band - 3/5 - LA NORME DU GRAND ORCHESTRE DE JAZZ

C’est une irruption soudaine, une éruption solaire qui va  exploser dans l'orchestre de Fletcher Henderson : celle de Louis Armstrong qui, à 23 ans, vient de quitter Chicago et King Oliver pour rejoindre New York et son rendez-vous avec la gloire…

L’arrivée de Satchmo fut décisive dans l’évolution des conceptions orchestrales de « Smack », comme l’appelaient ses musiciens. Comme celle de l’arrangeur Don Redman. C’est avec ce dernier que Fletcher inventa, sans le savoir, sans le vouloir, le big band de la « swing era ». Tous les deux avaient trouvé la solution résolument « jazz » au problème posé par le fonctionnement d’une formation composée de neuf musiciens. Comment s’échapper de la joyeuse mais brouillonne polyphonie néo-orléanaise ? Comment imaginer un nouveau langage orchestral ? D’abord en inaugurant un véritable travail des sections, chacune considérée comme une entité homogène et indépendante : trois trompettes, deux trombones, trois saxophones, le tout propulsé par une section rythmique piano, basse et batterie. Cette instrumentation s’impose encore comme la norme du grand orchestre de jazz. Cette formule magique a peu varié avec le temps.

Pour « nourrir » l’orchestre de musique, Henderson et ses complices conçurent une technique souple d’écriture par pupitres séparés, en usant, bien avant Basie, de ces petites phrases rythmiques que sont les « riffs », mais aussi en jouant sur des « arrière-plans » sonores (Backgrounds), destinés à soutenir, relancer ou envelopper l’intervention de chaque soliste.

DocteurJazz

01/06/26

L'invention du Big Band - 2/5 - LES RECRUES DE FLETCHER HENDERSON : COLEMAN HAWKINS (1964)

"Disorder at the Border"

C’est au Roseland Ballroom de New York que s le « Club Alabam Orchestra », connut son premier triomphe.

La raison principale ? L’engagement de jeunes recrues qui à son contact auront vite la révélation de leur talent comme sa majesté le « King of Saxophone », Coleman Hawkins, bien sûr...

DocteurJazz

.../>

31/05/26

Les Terres du jazz - LOUISIANE - AU PAYS DES BAYOUS


Les rivières et bayous de Louisiane serpentent paisiblement, dessinant des chemins d'eau où se mêlent mystère et vie. Ils coulent comme des veines, portant l'âme profonde et vibrante de la Louisiane.

29/05/26

L'invention du Big Band - 1/5 - FLETCHER HENDERSON - 31 ST STREET BLUES



Cet homme si bien élevé, distingué et affable est aujourd’hui salué comme l’éminence grise la plus influente du premier jazz. Grise ? La couleur ne sonne pas juste, lui qui n’aimait que le rose. Les voitures roses, les cravates roses sur des chemises roses. Était-ce parce qu’en 1924, c’est au Roseland Ballroom de New York que sa première formation, le « Club Alabam Orchestra », connut son premier triomphe.

"31st Street Blues"

DocteurJazz

.../>

27/05/26

Les Terres du Jazz - AU FIL DE L'EAU - LOUISIANE


Les bateaux à roue glissent lentement sur les eaux calmes des bayous, leur silhouette emblématique évoquant un passé chargé d'histoire. Au rythme de leur lent va-et-vient, ils racontent les récits d'un temps où le fleuve Mississippi était une artère vitale pour le commerce et la vie locale. Ces embarcations, entre vapeur et légende, restent un symbole vivant de la culture louisianaise.

© Thierry Suzan

23/05/26

Les Terres du Jazz - OAK ALLEY - LOUISIANE


Oak Alley, emblématique plantation de Louisiane, est célèbre pour son allée majestueuse bordée de 28 chênes centenaires menant à une demeure néo-classique datant de 1839. Ce site historique témoigne d'un passé complexe marqué par l'esclavage et l'agriculture du coton. Aujourd'hui, il offre un espace de mémoire et de réflexion sur l'histoire sociale et culturelle de la région.

© Thierry Suzan

21/05/26

Le Club des Jazzmen disparus - FATS WALLER : UN DES PLUS GRANDS PIANISTES DE JAZZ

 

Retour sur le parcours d’un artiste devenu légende du stride piano et du swing.

En ce jeudi 21 mai, jour anniversaire de la naissance de Fats Waller, le monde du jazz rend hommage à l’un de ses pianistes les plus influents. Virtuose du piano, chanteur charismatique et showman hors pair, il a profondément marqué l’histoire de la soul et du swing,
Fats Waller.

Un prodige né au cœur de Harlem

Né en 1904 à New York, dans le quartier de Harlem, Fats Waller grandit dans un environnement musical bouillonnant. Très tôt, il est attiré par le piano et développe une approche instinctive du jeu, nourrie par le gospel, le ragtime et les premières formes du jazz.

Son talent se révèle rapidement : adolescent, il joue déjà dans les salles de cinéma et les clubs, où il impressionne par son énergie et sa créativité.

Le roi du stride piano

Ce qui fait entrer Fats Waller dans la légende, c’est sa maîtrise du stride piano. Ce style, extrêmement exigeant, repose sur une main gauche qui alterne basses et accords à grande vitesse, pendant que la main droite développe des improvisations sophistiquées.

Chez Waller, cette technique devient un terrain de jeu. Il y ajoute du swing, de la légèreté et une aisance rythmique qui rendent sa musique immédiatement reconnaissable et profondément joyeuse.

Un entertainer hors norme

Au-delà du musicien, Fats Waller est un véritable showman. Sur scène, il chante, improvise, plaisante avec le public et transforme chaque concert en moment de spectacle total.

Son humour, parfois provocateur, et son charisme naturel en font une star du Harlem Renaissance, mouvement culturel majeur de la communauté afro-américaine au début du XXe siècle.

Des morceaux devenus immortels

Son héritage musical repose sur des standards du jazz encore joués aujourd’hui :

* “Ain’t Misbehavin’”
* “Honeysuckle Rose”
* “The Joint Is Jumpin’”

Ces morceaux traversent les générations et continuent d’influencer le jazz, la soul et même le rhythm & blues.

Une carrière courte mais immense

Malgré une carrière fulgurante, Fats Waller disparaît en 1943 à seulement 39 ans. Sa mort prématurée met fin à une trajectoire exceptionnelle, mais son influence, elle, ne cesse de grandir.

Il laisse derrière lui une vision du jazz libre, joyeuse et profondément vivante.

Un héritage qui continue de swinguer

Aujourd’hui encore, en ce 21 mai, son anniversaire rappelle à quel point Fats Waller a transformé la musique. Entre virtuosité, humour et swing irrésistible, il reste une figure essentielle du jazz et de la soul, dont l’énergie continue d’inspirer musiciens et auditeurs du monde entier.

JazzRadio

19/05/26

Petites histoires de jazzmen - HERBIE HANCOCK : LE FAUX ACCORD


Lors d’un concert avec Miles Davis, il a joué un accord complètement “faux”. Au lieu de s’arrêter, Miles a improvisé autour… transformant l’erreur en moment magique. Hancock dira plus tard que ça lui a appris qu’il n’y a pas d’erreurs en musique.

15/05/26

Petites histoires de jazzmen - CHET BAKER : DENTS PERDUES MAIS TALENT INTACT

"I fall in love too easily"

Son apparence de star de cinéma contrastait fortement avec sa vie chaotique. Il a même perdu plusieurs dents après une agression, ce qui a failli mettre fin à sa carrière… mais il a réappris à jouer différemment.

13/05/26

Petites histoires de jazzmen - BILLIE HOLIDAY : ET L'EXIGEANCE DU SILENCE ABSOLU

"Strange fruit"

Elle refusait souvent de chanter “Strange Fruit” en début de concert. Elle exigeait que la salle soit totalement silencieuse, lumières éteintes, serveurs arrêtés… tant la chanson était lourde de sens et d’émotion.

11/05/26

Music - WES MONTGOMERY - FOUR ON SIX

"Four on six"

Petites histoires de jazzmen - SONNY ROLLINS : SUR UN PONT DE NEW YORK

"St. Thomas"

Dans les années 50, il a disparu volontairement de la scène musicale pendant plusieurs années. Pourquoi ? Il voulait s’améliorer. Il passait ses journées à s’entraîner… sur un pont de New York pour ne déranger personne (le Williamsburg Bridge).

07/05/26

Petites histoires de Jazzmen - BILL EVANS L'INTROVERTI

"Emily"

Très introverti, il jouait souvent dos au public ou presque caché derrière son piano. Il disait que la musique devait être intime, presque comme une conversation privée — même devant une salle pleine.

05/05/26

Petites histoires de Jazzmen - DIZZY GILLESPIE ET LA TROMPETTE TORDUE

"A night in Tunisia"

Sa trompette tordue vers le haut n’était pas un gadget au départ : un soir, quelqu’un est tombé dessus par accident ! Mais Dizzy a adoré le son modifié et a décidé de garder cette forme… qui est devenue sa signature visuelle.

03/05/26

Music - COLEMAN HAWKINS - BODY AND SOUL


Considéré comme le père du saxophone ténor, Coleman Hawkins est l’un des fondateurs du vocabulaire du jazz sur son instrument, et l’un de ceux qui ont permis l’arrivée du be-bop. Et si c’est dès les années 20 qu’il se fait remarquer au sein de l’orchestre de Fletcher Henderson, la séance d’enregistrement du 11 octobre 1939 va tout changer dans sa carrière et reste un tournant décisif de l’histoire de cette musique. Car c’est ce jour-là que Coleman Hawkins enregistre Body And Soul, une ballade dont la musique est signée Johnny Green et qui va influencer des générations de musiciens.

RadioFrance

28/04/26

Focus sur le Jazz-Rock - 6 - CAUSA SUI - THE JUICE

"The juice"
Et puis, alors que le formatage généralisé de la musique mainstream semble toujours limiter un peu plus l’horizon sonore, une nouvelle génération fait à nouveau revivre l’esprit du jazz-rock et sa liberté artistique et intellectuelle : Causa Sui, Kanaan, John Dwyer…

RadioFrance

25/04/26

Focus sur le Jazz-Rock - 5 - BRAND X with PHIL COLLINS - AND SO TO F


Le jazz-rock perdure durant toutes les années 1970. Avec le rock progressif, il est le symbole de la liberté d’expression artistique et du bouillonnement créatif de cette époque. Il n’y a pas de limite ni de durée, ni de genre musical. Le public s’enivre d’improvisations électriques, de ces grandes odyssées sonores jouées par Mahavishnu Orchestra, Weather Report, Return To Forever... Une nouvelle génération voit même le jour au milieu des années 1970 aux Etats-Unis et en Grande Bretagne : Brand X, Hummingbird, John Scofield, Dixie Dregs, Marcus Miller…

RadioFrance

23/04/26

Focus sur le Jazz-Rock - 4 - ALLAN HOLDSWORTH - LOOKING GLASS


En Grande-Bretagne, la musique de Miles Davis trouve aussi de l’écho, en même temps qu’est toujours ardemment admiré John Coltrane, décédé en 1967. Le rock, le blues et le jazz s’entrecroisent, parfois avec un soupçon de psychédélisme, et vont donner naissance à une scène riche : Nucleus, Soft Machine, Keef Hartley Band, Isotope, Allan Holdsworth, Colosseum… Simultanément, l’Europe suit le mouvement. La France offre Magma, Jean-Luc Ponty… L’Allemagne et la Scandinavie, Terje Rypdal, Jan Akkerman, Kraan…

RadioFrance

21/04/26

Focus sur le Jazz-Rock - 3 - BLOOD SWEAT AND TEARS - SPINNING WHEEL


Le rock lui-même cherche de nouvelles voies, de nouveaux apports artistiques. Aux Etats-Unis, les musiciens s’intéressent de près au jazz, et en donne leur version du jazz-rock : Chicago, Blood Sweat And Tears, Frank Zappa, Larry Coryell, Tim Buckley… Quant à la musique afro-américaine, elle prend appui sur la musique de Miles Davis et Herbie Hancock pour se tourner vers une extension du jazz-fusion, le jazz-funk, dont Hancock est l’un des pionniers avec ses Headhunters. Ils s’appellent Joe Farrell, Tom Scott, Carlos Santana, John Abercrombie, George Duke… et vont eux aussi alimenter la grande marmite musicale initiée par Miles Davis.

RadioFrance

19/04/26

Focus sur le Jazz-Rock - 2 - JOHN McLAUGHLIN - ABBAJI


Le Jazz-Rock va s’entourer d’une pléiade de jeunes musiciens qui vont à leur tour prendre leur envol et développer leurs propres formules de ce que l’on appelle également le jazz-fusion : John McLaughlin, Tony Williams, Herbie Hancock, Chick Corea… Cette impulsion poussera par ailleurs toute une génération de vénérables vétérans du post-bop à se laisser tenter par l’expérimentation : Sonny Rollins, Herbie Mann, McCoy Tyner…

RadioFrance

17/04/26

Focus sur le Jazz-Rock - 1 - MILES DAVIS

"Ascenseur pour l'échafaud"
Fils du jazz, amant du rock électrique, le jazz-rock doit sa paternité au grand Miles Davis, sans contestation possible. C’est lui qui introduit de la musique amplifiée dans son jazz en pleine mutation à la fin des années 1960, trouvant une résonance dans les mouvements culturels et politiques afroaméricains.

RadioFrance

Music - GERRY MULLIGAN QUARTET - BERNIE'S TUNE

"Bernie's tune"

15/04/26

Jazz News - FLEA : DEVOILE SON PREMIER ALBUM JAA : HONORA


Flea, le bassiste des Red Hot Chili Peppers, vient de livrer son tout premier album solo. Et surprise : il s'agit d'un album de jazz !

Quand on pense aux Red Hot Chili Peppers, on pense rock alternatif, qui frise parfois même avec le rap, le funk, mais pas une seconde on ne pense au jazz. Pourtant, un de leurs membres fondateurs est un véritable amoureux de cette musique : on parle évidemment de Flea, le bassiste australien du groupe. Un artiste qui baigne dans la musique depuis son enfance, lui dont la mère s'est remariée avec le jazzman Walter Urban à ses 8 ans. Le remuant bassiste vient de dévoiler son tout premier album solo, "Honora", imprégné de sonorités jazz.

Un album de dix titres dévoilé le 27 mars, et qui ne contient que deux featurings : un avec Thom Yorke et un autre avec Nick Cave. Cependant, tout au long du projet, on le retrouve accompagné d'autres musiciens jazz comme Jeff Parker, Josh Johnson, Anna Butterss et Deantoni Parks. Le disque est assez spécial et on conserve quand même cet aspect "alternatif" sur plusieurs morceaux, comme dans l'intro, "Golden Wingship". D'autres, par contre, sont résolument jazz, comme "A Plea" avec ses cuivres et sa ligne de basses très groovy, ou encore "Traffic Lights" avec Thom Yorke. Ce qui est certain, c'est qu'on ne s'ennuie pas un seul instant sur cet album, qui sort pourtant des formats habituels des Red Hot, avec des morceaux qui durent parfois 10 minutes.

Visiblement, cet album fait l'unanimité, en tout cas auprès de la presse française, avec des critiques dithyrambiques de la part des Inrocks, de l'OBS ou du magazine Rolling Stone, et on les comprend : c'est avec plaisir qu'on découvre chaque nouveau morceau du projet. Une prise de risques payante pour Flea et sa trompette, et on espère qu'il va continuer dans ce créneau, qui lui va très bien !

JazzRadio

14/04/26

Les Terres du Blues - TENNESSEE AND MISSISSIPPI - MUDDY WATERS - HOOCHIE GOOCHIE MAN

 ../

Style et approche

Le reportage se distingue par son usage de la couleur chaude et de la lumière naturelle, caractéristiques de la photographie documentaire d’Allard. Son approche immersive lui permet de capturer les habitants — musiciens, fermiers, fidèles d’église, enfants — avec dignité et proximité. Le travail associe portraits intimes et scènes de rue, évoquant la continuité entre passé et présent.


NationalGeography

07/04/26

Les Terres du Blues - TENNESSEE AND MISSISSIPPI - B.B. KING - THE THRILL IS GONE

Blues Highway est un projet photographique de reportage réalisé par le photographe américain William Albert Allard pour National Geographic. Publié au début des années 1990, ce travail documente la vie, la culture et l’héritage musical le long de la légendaire route 61, connue comme la « Highway of the Blues » reliant Memphis, Tennessee, au delta du Mississippi. Le projet illustre la persistance des racines afro-américaines du blues dans la vie quotidienne du Sud rural.

Allard a entrepris Blues Highway pour explorer l’empreinte du blues dans la société contemporaine du Sud. La route 61, rendue mythique par les musiciens du Delta comme B.B. King et Muddy Waters, sert de fil conducteur au reportage. Allard, connu pour sa photographie humaniste, s’attache à révéler les visages et les paysages derrière la musique.

"The thrill is gone"
NationalGeographic

23/03/26

Jazz News - GEORGE BENSON : 83 ANS DE GENIE ENTRE JAZZ ET SOUL

"Breezin' "

Le monde de la musique célèbre l'anniversaire d'une icône absolue : George Benson. Né en 1943 à Pittsburgh, le guitariste et chanteur fête ses 83 ans. Doté d'un toucher de guitare phénoménal et d'une voix de velours, il est devenu une immense star populaire sans jamais renier ses racines jazz.

L'enfant prodige de la six cordes

Révélé très jeune comme un prodige de la guitare, George Benson a d'abord fait ses armes dans le pur courant hard bop. Influencé par le jeu de Charlie Christian et de Wes Montgomery, il s'est imposé dès les années 1960 comme un soliste d'une agilité technique redoutable. Sa capacité à doubler ses lignes de guitare par un chant en scat parfaitement synchronisé est rapidement devenue sa signature mondiale, faisant de lui un instrumentiste hors pair respecté par tous les puristes du genre.

JazzRadio

22/03/26

Le club des jazzmen disparus - POURQUOI DEXTER GORDON EST CENTRAL DANS L'HISTOIRE DU BEBOP

"Blow Mr. Dexter"

Réduire le bebop à une poignée de figures new-yorkaises serait ignorer l’apport décisif de Dexter Gordon. Il fut l’un des premiers à donner au saxophone ténor bebop une identité forte, cohérente et exportable. Par son autorité sonore, sa maîtrise harmonique et son rôle de relais géographique et stylistique, il s’impose comme une figure clé de l’émergence du bebop.

Pour les connaisseurs, l’écoute attentive de ses premiers solos révèle une évidence : le bebop ne s’est pas seulement inventé, il s’est structuré — et Gordon en fut l’un des architectes majeurs.

JazzRadio

21/03/26

Anecdotes savoureuses - ART BLAKEY - LE LEADER IMPITOYABLE

"Moanin' "

Art Blakey testait ses musiciens en jouant beaucoup trop fort. Ceux qui ne tenaient pas le rythme étaient virés. Ceux qui restaient (Miles Davis, Wayne Shorter…) devenaient des légendes.

19/03/26

Jazz News - MICA MILLAR : UN NOUVEAU SINGLE - SEE YOU ON THE OTHER SIDE


La scène soul contemporaine continue de se renouveler avec l’arrivée d’artistes indépendants capables d’imposer une identité forte.

La scène soul contemporaine continue de se renouveler avec l’arrivée d’artistes indépendants capables d’imposer une identité forte. C’est dans cette dynamique que s’inscrit Mica Millar, qui dévoile aujourd’hui un nouveau titre en collaboration avec le trompettiste Keyon Harrold.

Intitulé “See You On The Other Side”, ce single s’impose comme une proposition à la fois sensible et ambitieuse. Dès les premières secondes, le morceau capte l’attention grâce à une introduction immersive, avant de laisser place à une interprétation vocale maîtrisée. La chanteuse britannique y développe une montée en puissance progressive, naviguant entre soul moderne, gospel et R&B, jusqu’à un refrain libérateur qui marque un véritable point culminant.

JazzRadio

13/03/26

Anecdotes savoureuses - CHET BAKER - LE JAZZ ET LA CHUTE


Chet Baker, trompettiste au son fragile, a perdu plusieurs dents après une violente agression. Beaucoup pensaient sa carrière terminée. Il a pourtant réappris à jouer, modifiant sa technique… et créant un son encore plus mélancolique.

11/03/26

Le Club des jazzmen disparus - DEXTER GORDON - UN PASSEUR ENTRE GENERATIONS

"The chase"

Plus qu’un simple disciple de Parker, Dexter Gordon agit comme un médiateur stylistique. Dans les années 1940, il contribue à diffuser le bebop sur la côte Ouest, participant à son implantation hors de New York. Dans les années 1960, ses enregistrements pour Blue Note Records témoignent d’une maturité où le vocabulaire bop s’élargit vers le hard bop sans jamais perdre sa rigueur harmonique.

Son sens de la citation, son goût pour l’étirement temporel derrière le temps (« laid-back phrasing ») et sa narration improvisée influencent durablement les générations suivantes de ténoristes. À ce titre, il prépare le terrain à l’évolution post-bop tout en consolidant l’esthétique fondatrice du bebop.

JazzRadio

09/03/26

Anecdotes savoureuses - DUKE ELLINGTON - SUPERSTITION ELEGANTE

"Take the a train" 

Duke Ellington refusait souvent de répéter le matin, persuadé que la musique ne sonnait bien qu’à partir d’une certaine heure. Toujours impeccablement habillé, il disait que bien s’habiller aidait à mieux jouer.

ChatGpt

05/03/26

Le Club des jazzmen disparus - DEXTER GORDON :L'AFFIRMATION DU SAXOPHONE TENOR DANS LE LANGAGE BOP

L’importance historique de Dexter Gordon tient à sa capacité à transposer le vocabulaire bop sur un instrument dont la tradition était dominée par Coleman Hawkins et Lester Young. Là où Hawkins privilégiait la densité harmonique et Young la fluidité mélodique, Gordon synthétise ces héritages en y injectant la nervosité rythmique du bebop.

Son influence se cristallise dans les "tenor battles" californiens, notamment face à Wardell Gray. Ces joutes musicales popularisent un bebop énergique, spectaculaire, ancré dans l’improvisation longue et structurée. Gordon y impose un son large, une projection puissante et une construction thématique cohérente — éléments qui deviendront des standards du ténor moderne.

JazzRadio

03/03/26

Anecdotes savoureuses - MILES DAVIES - LE SILENCE COMME ARME



Miles Davis parlait peu, parfois pas du tout, à ses musiciens. Lorsqu’on lui demandait pourquoi, il répondait :

« Si tu ne sais pas quoi jouer, ne joue rien. »
Ce goût pour l’espace et le silence est devenu une marque de son style

ChatGPT

27/02/26

Le club des jazzmen disparus - DEXTER GORDON ET LA REVOLUTION BEBOP


A l'occasion de ce qui aurait pu être el 103ème anniversaire de "Long Tall Dexter", découvrez comment Dexter Gordon a imposé le saxophone ténor au cœur du bebop, façonnant durablement l’esthétique du jazz moderne.

Dans l’histoire du jazz moderne, peu de trajectoires incarnent avec autant de clarté la transition vers le bebop que celle de Dexter Gordon. Si l’on associe spontanément la révolution bop aux figures de Charlie Parker ou Dizzy Gillespie, le rôle de Gordon fut déterminant dans l’affirmation du saxophone ténor comme instrument central du nouveau langage.
Un pionnier du bebop à Los Angeles

Né à Los Angeles en 1923, Gordon émerge au sein des big bands de Lionel Hampton puis de Billy Eckstine. L’orchestre d’Eckstine constitue alors un véritable laboratoire du bebop, réunissant de futurs architectes du style. Gordon y assimile les innovations harmoniques issues de Parker : extension des accords, substitutions tritoniques, accélération des tempi et primauté du phrasé linéaire.

À la différence de nombreux ténors encore ancrés dans l’esthétique swing, Gordon adopte très tôt une articulation anguleuse, des intervalles élargis et une gestion audacieuse du silence. Son jeu démontre que le bebop, souvent associé à l’alto de Parker, peut trouver au ténor une ampleur sonore nouvelle, plus grave et plus architecturée.


JazzRadio

23/02/26

Music - JOHNNY WINTER - SUZIE Q

"Suzie Q"

Jusqu’à la fin, Johnny Winter demeure un homme de scène. Le 16 juillet 2014, il s’éteint à Zurich, deux jours après son ultime concert au Cahors Blues Festival. Il avait 70 ans.

En ce 23 février, son anniversaire rappelle que Johnny Winter n’était pas seulement un virtuose : il était un passeur de mémoire, un artisan du son, un musicien qui jouait chaque note comme si elle était la dernière.

Plus qu’un guitariste, il fut une conscience du blues.
Et tant que résonnera une guitare slide saturée d’émotion, l’esprit de Johnny Winter continuera de brûler dans le cœur du blues électrique.

JazzRadio

17/02/26

LA ROUTE DU BLUES - Conclusion : L’héritage vivant du blues américain - 5/5


La Route du blues vous plonge au cœur de l’âme musicale américaine. Vous découvrirez l’héritage vivant du blues. De Chicago à La Nouvelle-Orléans, en passant par Memphis et Clarksdale, vous suivrez les traces des légendes du blues.

"Mannish boy"
NuevaOndaFr

Music - RAY CHARLES - IN THE HEAT OF THE NIGHT

"In the heat of the night"