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20/09/26

Blues - L'histoire d'un morceau culte - ST. JAMES INFIRMARY

"St. James Infirmary"

St. James Infirmary ou St. James Infirmary blues (l’infirmerie de Saint Jacques, ou le blues de l'hopital Saint-Jacques, en anglais) est une chanson américaine standard de jazz blues - folk, attribuée à Don Redman et Irving Mills (sous le pseudonyme de Joe Primrose). Elle est enregistrée pour la première fois avec succès en 1928, en version jazz blues-jazz funeral, par Louis Armstrong et ses Hot Five chez Parlophone.

Histoire

St. James Infirmary blues est inspiré et adapté d'une balade-complainte folklorique traditionnelle anglaise du XVIIIe siècle, The Unfortunate Rake (ou The Unfortunate Lad, le malheureux, en anglais) qui raconte l'histoire tragique d'un jeune soldat qui gaspille tout son argent pour se payer des prostituées, puis meurt d'une maladie vénérienne, et de la balade américaine de cowboy texan Streets of Laredo, ou encore du tube The Mooche (le clochard) de Duke Ellington et Irving Mills de 1928. Elle inspire entre autres le standard de jazz-tube Minnie the Moocher (Minnie la clocharde) de Cab Calloway et Irving Mills de 1931, ou le tube rhythm and blues J'avais deux amis, de l'album Du rock 'n' roll au rhythm 'n' blues de 1965, d'Eddy Mitchell.

16/09/26

Blues - L'histoire d'un morceau culte - T-BONE WALKER - CALL IT STORMY MONDAY

"Stormy Monday"

Né le 28 mai 1910 à Linden au Texas, T-Bone Walker, guitariste et chanteur américain, a profondément marqué l’histoire de la musique moderne grâce à son style novateur et son incroyable maîtrise de la guitare électrique. Parmi tous ses morceaux, un titre reste gravé dans la mémoire collective : "Call It Stormy Monday (But Tuesday Is Just as Bad)", considéré aujourd’hui comme l’un des plus grands standards du blues.

Une chanson née en 1947

Lorsque T-Bone Walker enregistre "Call It Stormy Monday" en 1947, il ne se doute probablement pas qu’il est en train de créer un morceau intemporel. À cette époque, le musicien est déjà reconnu pour son approche révolutionnaire de la guitare électrique, mêlant le blues traditionnel à des influences jazz élégantes et sophistiquées.

Avec son ambiance mélancolique, ses accords raffinés et sa voix pleine d’émotion, le morceau raconte les difficultés du quotidien à travers les jours de la semaine. Dès sa sortie, la chanson devient un immense succès et s’impose rapidement comme une référence incontournable du blues américain.

Un titre qui a changé l’histoire du blues

Si "Call It Stormy Monday" est devenu aussi mythique, c’est notamment grâce au jeu de guitare révolutionnaire de T-Bone Walker. Son style fluide, jazzy et expressif a influencé plusieurs générations d’artistes, de B.B. King à Jimi Hendrix, en passant par Chuck Berry ou encore Eric Clapton.

Le morceau est également célèbre pour ses solos élégants et son atmosphère unique, qui ont contribué à moderniser le blues électrique à la fin des années 1940. Beaucoup considèrent encore aujourd’hui cette chanson comme un modèle absolu du genre.

Une œuvre reprise par les plus grands

Au fil des décennies, "Call It Stormy Monday" a été repris par d’innombrables artistes. Des groupes comme The Allman Brothers Band ont largement participé à populariser le morceau auprès des nouvelles générations, tout comme Bobby “Blue” Bland, qui en a livré une version devenue culte.

Cette capacité à traverser les époques prouve l’impact immense de la composition de T-Bone Walker, devenue un passage obligé pour de nombreux musiciens de blues, de rock et de soul.

Un héritage toujours vivant

Plus de 75 ans après sa sortie, "Call It Stormy Monday" continue d’être considéré comme l’un des plus grands standards du blues. Le morceau figure au Grammy Hall of Fame et au Blues Hall of Fame, preuve de son importance historique dans la musique américaine.

JazzRadio

06/09/26

Grands chanteurs historiques - RAY CHARLES : I CAN'T STOP LOVING YOU

Ray Charles, le génie pionnier de la soul
Date de naissance :
23 septembre 1930
Style :
Soul, rhythm and blues, gospel
Chansons emblématiques :
- Hit the Road Jack - Georgia on My Mind - I Can't Stop Loving You - Unchain My Heart

Récompenses :
- 7 Grammy Awards - Grammy Lifetime Achievement Award - Membre du Rock and Roll Hall of Fame

Ray Charles est chanteur, compositeur et pianiste. Il aussi l’un des fondateurs de la soul, mais s’essaie à plusieurs styles : le jazz, le gospel ou encore le blues. Alors qu’il devient aveugle à l’âge de 7 ans, cela ne l’empêche pas d’être l’un des plus grands chanteurs de tous les temps.

Il est devenu célèbre très rapidement, d'abord en Géorgie, sa terre natale, puis dans le monde entier avec ses deux tubes Georgia on My Mind et Hit the Road Jack.

Il est aussi un défenseur de la cause afro-américaine. A l’occasion d’une représentation en Géorgie, un rassemblement afro-américain a lieu pour lui signaler que la salle dans laquelle il donne son concert n'est pas autorisé aux Noirs. Au dernier moment il décide d’annuler sa représentation en soutien aux Afro-américains.

Ray Charles, bien que talentueux, fait face à des problèmes de drogue et sera donc peu présent sur scène pendant une vingtaine d’années avant de donner à nouveau des présentations, jusqu’à la fin de sa vie. Ray Charles restera pour toujours un artiste d’influence, l’un des plus grands chanteurs de l’Histoire.

SuperProf

"I can't stop loving you"

01/09/26

23/08/26

Jazz - L'histoire d'un morceau culte : GEORGIA ON MY MIND

Voici l'histoire méconnue de « Georgia On My Mind », une chanson phare à l’histoire ambiguë.

Après avoir été popularisée par Ray Charles en 1960, la chanson Georgia On My Mind est devenue l’hymne officiel de l’État américain de Géorgie. Pourtant, elle est chargée d’une histoire ségrégationniste, et n’a dévoilé ses véritables origines seulement quarante-six ans après sa création.

Difficile de trancher. La chanson Georgia On My Mind, écrite en 1930 par le compositeur américain Hoagy Carmichael, est-elle une ode adressée à une femme nommée Georgia, ou une déclaration d’amour à l’État sudiste et ensoleillé ? Un peu des deux, finalement.

Un tube controversé

Quoi qu’il en soit, cette ballade, devenue un standard de la musique états-unienne d’avant-guerre, a connu une renommée mondiale après que le chanteur et pianiste Ray Charles l’a reprise en 1960, la transformant en un tube habité, mais également controversé. Car, comme bien souvent dans les histoires de reprises, le sens premier de la chanson s’est retrouvé affecté par cette réinterprétation, dans un contexte de ségrégation et de lutte pour les droits civiques aux États-Unis.

Hymne politique

Retour en 1930 donc, année où Hoagy Carmichael, né plus au nord dans l’Indiana, a l’idée de composer une ballade, sans pour autant savoir quelles paroles y accoler. Il fait alors appel à l’auteur confidentiel Stuart Gorell qui lui fournit la matière textuelle de sa chanson. Il se trouve que Carmichael a une sœur dénommée Georgia, et que Gorell s’en inspire pour lui souffler le contenu, sans penser à l’État du même nom. En tout cas, c’est ce que raconte la version officielle qui fera autorité durant plus de quarante-cinq ans.


Une fois la chanson devenue un classique, reprise notamment en 1931 par Louis Armstrong, Ray Charles, originaire de la ville d’Albany en Géorgie et alors au sommet de sa gloire, décide d’y aller de sa propre version, de transformer Georgia On My Mind en un hymne politique au début des sixties.


OuestFrance

20/08/26

Les Terres du Jazz - L'ENCHANTEMENT DES BAYOUS - LOUISIANE


Entrelacs d'eau et de végétation, les bayous révèlent un monde suspendu, où le temps semble ralentir pour laisser place à la beauté sauvage et silencieuse de la Louisiane.

© Thierry Suzan

16/08/26

Les Terres du jazz - OU L'AVENIR DANSE AVEC LES RACINES | LONG ALLEN BRIDGE


La Louisiane connaît un dynamisme croissant grâce à ses industries émergentes, tout en conservant dans ses zones rurales un attachement fort à son patrimoine culturel. Ce contraste nourrit une région en constante évolution, où traditions et modernité cohabitent au quotidien.

08/08/26

Les Terres du Jazz - HERON MAÎTRE DES RIVIERES | LOUISIANE


Les hérons, élégants gardiens des rivières louisianaises, glissent silencieusement au-dessus des eaux paisibles. Ces espèces incarnent la vitalité et la beauté sauvage des écosystèmes fluviaux de la région.


02/08/26

Jazz - L'histoire d'un morceau culte : SUMMERTIME

Summertime est une chanson qui a été reprise des centaines de fois, dans tous les styles, par de très nombreux artistes. L’origine réelle de ce standard du jazz est pourtant méconnue… Il vient de l’opéra ! C’est un air de Porgy and Bess de George Gershwin. Je vous raconte l’histoire oubliée d’un morceau culte.

Porgy and Bess, un opéra sur la vie dans un quartier afro-américain

Porgy and Bess est un opéra du compositeur américain George Gershwin créé en 1935. L’histoire est adaptée d’un roman de l’écrivain DuBose Heyward qui a aussi signé les paroles de certains airs, dont Summertime.

L’action se passe dans Catfish Row, un quartier noir de Charleston, en Caroline du Sud. Porgy est un mendiant estropié qui accepte de recueillir Bess après une bagarre qui a mal tourné. Crown, le mari de Bess, a dû s’enfuir après avoir tué un joueur de dés. L’histoire raconte le développement de la relation entre les deux personnages alors que Bess est poursuivie par Crown et par Sportin’ Life, son dealer, avec qui elle finit par partir pour New-York.

Summertime, de la berceuse d’opéra au standard de jazz

Si beaucoup de chansons de Porgy and Bess sont connues et ont par la suite été reprises de nombreuses fois (I Got Plenty O’ Nuttin’, It Ain’t Necessarily So…), aucune n’a atteint la popularité de Summertime.

Summertime est le premier air de l’opéra et revient tout au long de l’œuvre. C’est une berceuse et la musique évoque d’ailleurs le va et vient d’un berceau. Elle est d’abord chantée par Clara, un personnage secondaire. Cette chanson ne fait pas avancer l’intrigue mais permet de poser en quelques mots l’ambiance de cette communauté qui vit difficilement.

La première version enregistrée de Summertime a été chantée par Abbie Mitchell.

Summertime est fortement inspirée par les « spirituals », la musique des esclaves noirs américains. Gershwin a tenu à la composer lui-même, car il voulait qu’il y ait une unité dans son opéra. Certains ont toutefois remarqué la proximité de Summertime avec un autre chant, Sometimes I feel like a motherless child, que Gershwin a peut-être entendu lorsqu’il est allé à Charleston s’imprégner de l’atmosphère. La chanteuse de gospel Mahalia Jackson a réalisé un medley des deux :

"Summertime/Motherless Child"

De Billie Holiday à Janis Joplin, une chanson qui a été reprise des milliers de fois

Rock, jazz, disco, funk… Il existe même une version parfaite pour Halloween. Impossible de faire ici la liste complète des reprises de Summertime, il y en a des milliers. Le site spécialisé Summertime Connection, qui s’est donné pour mission de toutes les recenser a compté plus de 70 000 enregistrements. C’est plus de 80 ans d’histoire de la musique que l’on peut résumer avec l’évolution de ces reprises, la première d’entre elle étant celle de Billie Holiday.

Parmi les interprétations marquantes, celle de Janis Joplin :

Janis Joplin "Summertime" (Live -1969)

Ou celle de Miles Davis :

Summertime - Miles Davis (1959)

RadioClassiqueFr

01/08/26

Les Terres du jazz - ENTRE MYSTERE ET DEVOTION | CATHEDRALE SAINT-LOUIS - NOUVELLE ORLEANS


À La Nouvelle-Orléans, la religion imprègne la vie quotidienne, mêlant traditions catholiques et influences vaudoues dans un riche syncrétisme culturel. Les processions colorées et les célébrations spirituelles rythment la ville, témoignant d'une foi vivante et d'une identité profondément enracinée.

19/07/26

Les Terres du Jazz - L'ENCHANTEMENT DES BAYOUS | LOUISIANE


Entrelacs d'eau et de végétation, les bayous révèlent un monde suspendu, où le temps semble ralentir pour laisser place à la beauté sauvage et silencieuse de la Louisiane.

16/07/26

Les Terres du jazz - Où L'AVENIR DANSE AVEC LES RACINES | LONG ALLEN BRIDGE


La Louisiane connaît un dynamisme croissant grâce à ses industries émergentes, tout en conservant dans ses zones rurales un attachement fort à son patrimoine culturel. Ce contraste nourrit une région en constante évolution, où traditions et modernité cohabitent au quotidien.

© Thierry Suzan

09/07/26

Les Terres du jazz - HERON MAÎTRE DES RIVIERES | LOUISIANE


Les hérons, élégants gardiens des rivières louisianaises, glissent silencieusement au-dessus des eaux paisibles. Ces espèces incarnent la vitalité et la beauté sauvage des écosystèmes fluviaux de la région.

© Thierry Suzan

06/07/26

Trois stars du jazz... pianistes oubliés - NAT KING COLE - (1919-1965)


"I know that you know"

Nat King Cole  en matière pianistique est certainement « l’oubli » le plus injuste et injustifié de l’histoire du jazz.

King Cole fait partie de cette génération de pianistes (comme Teddy Wilson ou Mel Powel), qui ont débuté leur carrière en s’abreuvant du style de piano « stride » de leurs aînés, mais qui ont commencé à simplifier leur jeu de main gauche pour libérer le discours mélodique de leur main droite…

Un des tout premiers à envisager cette nouvelle façon de jouer du piano, est sans doute Earl Hines (1903-1983) et ce n’est sûrement pas un hasard s’il fut l’une des principales sources d’inspiration du jeune pianiste King Cole.

Cole monte son premier trio en 1937 (chose méconnue : Oscar Pettiford sera son tout premier bassiste). A l’écoute des premières faces de ce trio qui fera date dans l’histoire du jazz (Cole ne chante pas encore en soliste), on remarque la complexité rythmique et harmonique des arrangements, mais aussi et surtout le phrasé de piano, qui n’a plus grand-chose à voir avec les phrasés « swing » classiques de l’époque et qui préfigure très clairement le style Bebop qui va déferler à partir de 1939.

Des pianistes comme Bud Powel ou Oscar Peterson lui doivent beaucoup (et ne s’en cachent pas) … Écoutez par exemple son solo dans les premières faces en trio (1938-1940) ou dans « I Know That You Know » dans l’album “After Midnight”, où il use abondamment de chromatismes, de gammes pentatoniques et de formules rythmiques inhabituelles. Les faces en trio ou quartet (sans basse) avec Buddy Rich, Lester Young, Charlie Shavers sont également incroyables d’inventivité…

Après avoir été « découvert » par John Hammond (encore lui !!) et engagé en 1942 par la firme Capitol (dont il fera la fortune avec « Route 66 » et « Sweet Lorraine »), King Cole gravit très rapidement les marches de la célébrité (Il sera le premier noir à habiter Beverley Hills) et va quelque peu délaisser son piano au profit de sa voix de velours…

Stan Laferrière

24/06/26

Les Terres du jazz - ENTRE MYSTERE ET DEVOTION | CATHEDRALE SAINT-LOUIS


À La Nouvelle-Orléans, la religion imprègne la vie quotidienne, mêlant traditions catholiques et influences vaudoues dans un riche syncrétisme culturel. Les processions colorées et les célébrations spirituelles rythment la ville, témoignant d'une foi vivante et d'une identité profondément enracinée.

14/06/26

Trois stars du jazz... pianistes oubliés - COUNT BASIE - (1904-1984)

- Count Basie - Kid from Redbank -

On a pu dire de Basie (de façon péjorative), qu’il jouait à l’économie, j’ai même lu que « c’était un pianiste médiocre » … Quelle méconnaissance ! …

Count Basie a grandi, musicalement parlant, à Kansas City, berceau du Boogie Woogie, où il débute comme pianiste de l’orchestre de Benny Moten à la fin des années 20. Il suit les conseils avisés de Fats Waller (qui lui apprendra d’ailleurs à jouer de l’orgue), et va rapidement prendre de l’assurance en se révélant être un formidable chef d’orchestre et meneur d’hommes. Il remplacera en effet Benny Moten à la tête de son orchestre (devenu big band en 1927) au décès de celui-ci en 1935.

Au milieu des années 30, le célèbre producteur et « découvreur » de talents John Hammond entend Count Basie et dit de lui : « Je ne pouvais en croire mes oreilles… Basie avait développé un style d’une extraordinaire économie. En quelques notes, il disait tout ce que Fats Waller et Earl Hines pouvaient dire pianistiquement, usant d’une ponctuation parfaite, un accord, une note, capable de stimuler des souffleurs et de leur faire atteindre des sommets jusque-là inaccessibles. Entre 1932 et 1936, Basie avait découvert l’efficacité de la simplicité. »

Cette simplicité (apparente) sera sa marque de fabrique, son étendard, qui viendra contraster avec la puissance des cuivres de son big band… Mais écoutez bien certains de ses solos, lorsque la main gauche se souvient que Basie est un grand pianiste de Stride et de Boogie-woogie (style apparu vers Chicago et à Kansas City au début des années 20 et dont les plus célèbres représentants furent Jimmy Yancey, Albert Ammons ou Pete Johnson), on reste collé au siège, comme dans l’album « Atomic » dans Kid from Redbank par exemple… Basie, piètre pianiste ? Laissez-moi rire…

Stan Laferrière

09/06/26

Trois stars du jazz... pianistes oubliés - DUKE ELLINGTON - (1899-1974)

- African flower -

Oui ! Indéniablement, Duke Ellington peut être considéré comme l’un des plus grands compositeurs et orchestrateurs de tous les temps. Concernant son génie de l’orchestration et dans le style qui lui est propre, je le place personnellement au même niveau que Maurice Ravel.

Une production faramineuse (même si certains des « tubes » de son orchestre et quelques suites, ne peuvent lui être attribués en totalité *) le place en tête des compositeurs de jazz les plus joués de la planète.

Né à Washington en 1899, il aura dirigé et écrit pour son orchestre, sans interruption de 1925 à 1974…

Pourquoi a-t-on occulté son jeu de piano, instrument qu’il commence à étudier à l’âge de 7 ans ?

S’il est vrai que Duke n’est pas considéré comme un grand technicien, il a pourtant été dans les années 20 l’un des grands pianistes de style « Stride », fortement influencé par Willie Smith « The lion » et James P. Johnson, dont il se démarque toutefois assez rapidement.

Son jeu de piano incisif, parfois même brutal, qui fait entendre des accords inattendus et des lignes mélodiques très personnelles, se détache bientôt de tout ce que l’on peut entendre à l’époque. Plus techniquement : la conduite horizontale des voix intermédiaires de ses « voicings », qui autorise et justifie bien des audaces harmoniques, est le reflet de la vision qu’il défend dans ses orchestrations et qui se retrouve tout naturellement dans son jeu de piano.

S’il reste souvent discret au sein de son orchestre, ses introductions et interventions pianistiques sont extrêmement colorées et originales. (« Deep South Suite » 1945, « Masterpieces » 1951). Mais pour se rendre compte de la dimension du pianiste et de son audace harmonique, il faut l’écouter en duo avec Jimmy Blanton (1954), ou dans ce mémorable préambule de “Rocking in Rhythm” nommé “Kinda Dukish” ou même en solo (Paris 1970) par exemple… Son jeu est incroyablement orchestral !

Il est difficile de parler de filiation pianistique, mais on retrouve pourtant des traces indélébiles de son empreinte sur des pianistes comme Thelonious Monk, Jacky Byard ou Randy Weston… Je dirais que le Duke, pianiste inclassable, a influencé de près ou de loin d’autres pianistes inclassables !…

* “Take the A Train “, “Mood Indigo ““Caravan “, “Far east suite “etc.…

Stan Laferrière

08/06/26

Trois stars du jazz... pianistes oubliés - DUKE ELLINGTON - COUNT BASIE - NAT KING COLE

De tout temps, le « star système », engendré et entretenu par les médias (Presse, radio, TV), a fait et défait des carrières, orientant souvent celles-ci vers tel ou tel aspect de la personnalité des artistes mis en lumière. Parfois, les artistes eux-mêmes se sont laissé entraîner par le tourbillon de la célébrité, mettant plus ou moins volontairement en « sourdine » une des facettes de leur talent, pour en accentuer une autre…

Quand on parle de Duke Ellington, on pense surtout au génie de la composition et de l’orchestration.

En Count Basie, l’on reconnait un exceptionnel chef d’orchestre, qui est invariablement associé à son Big Band, formidable et unique « machine à swing ».

Nat King Cole, quant à lui, est définitivement catalogué comme le chanteur « Crooneur » du siècle, titre honorifique qu’il partage avec Frank Sinatra.

Cependant, ces trois stars du jazz ont un point en commun :

Ce sont tous des pianistes majeurs de l’histoire du jazz, dont on a souvent oublié l’importance et l’influence sur les générations de pianistes qui les ont suivis.


Stan Laferrière
Edition JoanMira

07/06/26

L'invention du Big Band - 5/5 - HENDERSON : UN FORMIDABLE CHASSEUR DE TÊTES

- Fletcher Henderson - Tidal Wave - N.Y.C. 12.09.1934 -

Piètre homme d’affaires, Fletcher Henderson fut tout le contraire d’un meneur d’hommes. Il fut en revanche un formidable chasseur de têtes qui, pendant une décennie, de 24 à 34, sut réunir tout le Gotha du jazz. Dilettante, velléitaire, insouciant, il se laissa porter par les événements et ne choisit jamais son destin. Mais il restera pour tous ses musiciens un homme merveilleux. « The Mahtma Gandhi of the Jazz Age » (Rex Stewart).

Pascal Anquetil
DocteurJazz

Fin

05/06/26

L'invention du Big Band - 4/5 - UNE BANDE DE SOIFFARDS ET FÊTARDS

Fletcher Henderson - King Porter's Stomp - N.Y.C. 18.08.1933

Architecte sans le savoir ? Tel fut le drame de « Smack ». Son génie fut sa faiblesse. Son manque notoire d’autorité, son détachement courtois, son laxisme débonnaire, tout cela fut finalement sa chance. Cela permit à ses troupes, une bande de soiffards et fêtards, d’avoir les coudées franches et de jouir d’une liberté totale. De cette indiscipline naquit un style autrement discipliné, un rien plus sauvage que celui trop policé qui triomphait alors dans les orchestres blancs.

Docteur Jazz

03/06/26

L'invention du Big Band - 3/5 - LA NORME DU GRAND ORCHESTRE DE JAZZ

C’est une irruption soudaine, une éruption solaire qui va  exploser dans l'orchestre de Fletcher Henderson : celle de Louis Armstrong qui, à 23 ans, vient de quitter Chicago et King Oliver pour rejoindre New York et son rendez-vous avec la gloire…

L’arrivée de Satchmo fut décisive dans l’évolution des conceptions orchestrales de « Smack », comme l’appelaient ses musiciens. Comme celle de l’arrangeur Don Redman. C’est avec ce dernier que Fletcher inventa, sans le savoir, sans le vouloir, le big band de la « swing era ». Tous les deux avaient trouvé la solution résolument « jazz » au problème posé par le fonctionnement d’une formation composée de neuf musiciens. Comment s’échapper de la joyeuse mais brouillonne polyphonie néo-orléanaise ? Comment imaginer un nouveau langage orchestral ? D’abord en inaugurant un véritable travail des sections, chacune considérée comme une entité homogène et indépendante : trois trompettes, deux trombones, trois saxophones, le tout propulsé par une section rythmique piano, basse et batterie. Cette instrumentation s’impose encore comme la norme du grand orchestre de jazz. Cette formule magique a peu varié avec le temps.

Pour « nourrir » l’orchestre de musique, Henderson et ses complices conçurent une technique souple d’écriture par pupitres séparés, en usant, bien avant Basie, de ces petites phrases rythmiques que sont les « riffs », mais aussi en jouant sur des « arrière-plans » sonores (Backgrounds), destinés à soutenir, relancer ou envelopper l’intervention de chaque soliste.

DocteurJazz

01/06/26

L'invention du Big Band - 2/5 - LES RECRUES DE FLETCHER HENDERSON : COLEMAN HAWKINS (1964)

"Disorder at the Border"

C’est au Roseland Ballroom de New York que s le « Club Alabam Orchestra », connut son premier triomphe.

La raison principale ? L’engagement de jeunes recrues qui à son contact auront vite la révélation de leur talent comme sa majesté le « King of Saxophone », Coleman Hawkins, bien sûr...

DocteurJazz

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31/05/26

Les Terres du jazz - LOUISIANE - AU PAYS DES BAYOUS


Les rivières et bayous de Louisiane serpentent paisiblement, dessinant des chemins d'eau où se mêlent mystère et vie. Ils coulent comme des veines, portant l'âme profonde et vibrante de la Louisiane.

29/05/26

L'invention du Big Band - 1/5 - FLETCHER HENDERSON - 31 ST STREET BLUES



Cet homme si bien élevé, distingué et affable est aujourd’hui salué comme l’éminence grise la plus influente du premier jazz. Grise ? La couleur ne sonne pas juste, lui qui n’aimait que le rose. Les voitures roses, les cravates roses sur des chemises roses. Était-ce parce qu’en 1924, c’est au Roseland Ballroom de New York que sa première formation, le « Club Alabam Orchestra », connut son premier triomphe.

"31st Street Blues"

DocteurJazz

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27/05/26

Les Terres du Jazz - AU FIL DE L'EAU - LOUISIANE


Les bateaux à roue glissent lentement sur les eaux calmes des bayous, leur silhouette emblématique évoquant un passé chargé d'histoire. Au rythme de leur lent va-et-vient, ils racontent les récits d'un temps où le fleuve Mississippi était une artère vitale pour le commerce et la vie locale. Ces embarcations, entre vapeur et légende, restent un symbole vivant de la culture louisianaise.

© Thierry Suzan

23/05/26

Les Terres du Jazz - OAK ALLEY - LOUISIANE


Oak Alley, emblématique plantation de Louisiane, est célèbre pour son allée majestueuse bordée de 28 chênes centenaires menant à une demeure néo-classique datant de 1839. Ce site historique témoigne d'un passé complexe marqué par l'esclavage et l'agriculture du coton. Aujourd'hui, il offre un espace de mémoire et de réflexion sur l'histoire sociale et culturelle de la région.

© Thierry Suzan

21/05/26

Le Club des Jazzmen disparus - FATS WALLER : UN DES PLUS GRANDS PIANISTES DE JAZZ

 

Retour sur le parcours d’un artiste devenu légende du stride piano et du swing.

En ce jeudi 21 mai, jour anniversaire de la naissance de Fats Waller, le monde du jazz rend hommage à l’un de ses pianistes les plus influents. Virtuose du piano, chanteur charismatique et showman hors pair, il a profondément marqué l’histoire de la soul et du swing,
Fats Waller.

Un prodige né au cœur de Harlem

Né en 1904 à New York, dans le quartier de Harlem, Fats Waller grandit dans un environnement musical bouillonnant. Très tôt, il est attiré par le piano et développe une approche instinctive du jeu, nourrie par le gospel, le ragtime et les premières formes du jazz.

Son talent se révèle rapidement : adolescent, il joue déjà dans les salles de cinéma et les clubs, où il impressionne par son énergie et sa créativité.

Le roi du stride piano

Ce qui fait entrer Fats Waller dans la légende, c’est sa maîtrise du stride piano. Ce style, extrêmement exigeant, repose sur une main gauche qui alterne basses et accords à grande vitesse, pendant que la main droite développe des improvisations sophistiquées.

Chez Waller, cette technique devient un terrain de jeu. Il y ajoute du swing, de la légèreté et une aisance rythmique qui rendent sa musique immédiatement reconnaissable et profondément joyeuse.

Un entertainer hors norme

Au-delà du musicien, Fats Waller est un véritable showman. Sur scène, il chante, improvise, plaisante avec le public et transforme chaque concert en moment de spectacle total.

Son humour, parfois provocateur, et son charisme naturel en font une star du Harlem Renaissance, mouvement culturel majeur de la communauté afro-américaine au début du XXe siècle.

Des morceaux devenus immortels

Son héritage musical repose sur des standards du jazz encore joués aujourd’hui :

* “Ain’t Misbehavin’”
* “Honeysuckle Rose”
* “The Joint Is Jumpin’”

Ces morceaux traversent les générations et continuent d’influencer le jazz, la soul et même le rhythm & blues.

Une carrière courte mais immense

Malgré une carrière fulgurante, Fats Waller disparaît en 1943 à seulement 39 ans. Sa mort prématurée met fin à une trajectoire exceptionnelle, mais son influence, elle, ne cesse de grandir.

Il laisse derrière lui une vision du jazz libre, joyeuse et profondément vivante.

Un héritage qui continue de swinguer

Aujourd’hui encore, en ce 21 mai, son anniversaire rappelle à quel point Fats Waller a transformé la musique. Entre virtuosité, humour et swing irrésistible, il reste une figure essentielle du jazz et de la soul, dont l’énergie continue d’inspirer musiciens et auditeurs du monde entier.

JazzRadio

19/05/26

Petites histoires de jazzmen - HERBIE HANCOCK : LE FAUX ACCORD


Lors d’un concert avec Miles Davis, il a joué un accord complètement “faux”. Au lieu de s’arrêter, Miles a improvisé autour… transformant l’erreur en moment magique. Hancock dira plus tard que ça lui a appris qu’il n’y a pas d’erreurs en musique.

15/05/26

Petites histoires de jazzmen - CHET BAKER : DENTS PERDUES MAIS TALENT INTACT

"I fall in love too easily"

Son apparence de star de cinéma contrastait fortement avec sa vie chaotique. Il a même perdu plusieurs dents après une agression, ce qui a failli mettre fin à sa carrière… mais il a réappris à jouer différemment.

13/05/26

Petites histoires de jazzmen - BILLIE HOLIDAY : ET L'EXIGEANCE DU SILENCE ABSOLU

"Strange fruit"

Elle refusait souvent de chanter “Strange Fruit” en début de concert. Elle exigeait que la salle soit totalement silencieuse, lumières éteintes, serveurs arrêtés… tant la chanson était lourde de sens et d’émotion.

11/05/26

Music - WES MONTGOMERY - FOUR ON SIX

"Four on six"

Petites histoires de jazzmen - SONNY ROLLINS : SUR UN PONT DE NEW YORK

"St. Thomas"

Dans les années 50, il a disparu volontairement de la scène musicale pendant plusieurs années. Pourquoi ? Il voulait s’améliorer. Il passait ses journées à s’entraîner… sur un pont de New York pour ne déranger personne (le Williamsburg Bridge).

07/05/26

Petites histoires de Jazzmen - BILL EVANS L'INTROVERTI

"Emily"

Très introverti, il jouait souvent dos au public ou presque caché derrière son piano. Il disait que la musique devait être intime, presque comme une conversation privée — même devant une salle pleine.

05/05/26

Petites histoires de Jazzmen - DIZZY GILLESPIE ET LA TROMPETTE TORDUE

"A night in Tunisia"

Sa trompette tordue vers le haut n’était pas un gadget au départ : un soir, quelqu’un est tombé dessus par accident ! Mais Dizzy a adoré le son modifié et a décidé de garder cette forme… qui est devenue sa signature visuelle.

03/05/26

Music - COLEMAN HAWKINS - BODY AND SOUL


Considéré comme le père du saxophone ténor, Coleman Hawkins est l’un des fondateurs du vocabulaire du jazz sur son instrument, et l’un de ceux qui ont permis l’arrivée du be-bop. Et si c’est dès les années 20 qu’il se fait remarquer au sein de l’orchestre de Fletcher Henderson, la séance d’enregistrement du 11 octobre 1939 va tout changer dans sa carrière et reste un tournant décisif de l’histoire de cette musique. Car c’est ce jour-là que Coleman Hawkins enregistre Body And Soul, une ballade dont la musique est signée Johnny Green et qui va influencer des générations de musiciens.

RadioFrance

28/04/26

Focus sur le Jazz-Rock - 6 - CAUSA SUI - THE JUICE

"The juice"
Et puis, alors que le formatage généralisé de la musique mainstream semble toujours limiter un peu plus l’horizon sonore, une nouvelle génération fait à nouveau revivre l’esprit du jazz-rock et sa liberté artistique et intellectuelle : Causa Sui, Kanaan, John Dwyer…

RadioFrance

25/04/26

Focus sur le Jazz-Rock - 5 - BRAND X with PHIL COLLINS - AND SO TO F


Le jazz-rock perdure durant toutes les années 1970. Avec le rock progressif, il est le symbole de la liberté d’expression artistique et du bouillonnement créatif de cette époque. Il n’y a pas de limite ni de durée, ni de genre musical. Le public s’enivre d’improvisations électriques, de ces grandes odyssées sonores jouées par Mahavishnu Orchestra, Weather Report, Return To Forever... Une nouvelle génération voit même le jour au milieu des années 1970 aux Etats-Unis et en Grande Bretagne : Brand X, Hummingbird, John Scofield, Dixie Dregs, Marcus Miller…

RadioFrance

23/04/26

Focus sur le Jazz-Rock - 4 - ALLAN HOLDSWORTH - LOOKING GLASS


En Grande-Bretagne, la musique de Miles Davis trouve aussi de l’écho, en même temps qu’est toujours ardemment admiré John Coltrane, décédé en 1967. Le rock, le blues et le jazz s’entrecroisent, parfois avec un soupçon de psychédélisme, et vont donner naissance à une scène riche : Nucleus, Soft Machine, Keef Hartley Band, Isotope, Allan Holdsworth, Colosseum… Simultanément, l’Europe suit le mouvement. La France offre Magma, Jean-Luc Ponty… L’Allemagne et la Scandinavie, Terje Rypdal, Jan Akkerman, Kraan…

RadioFrance

21/04/26

Focus sur le Jazz-Rock - 3 - BLOOD SWEAT AND TEARS - SPINNING WHEEL


Le rock lui-même cherche de nouvelles voies, de nouveaux apports artistiques. Aux Etats-Unis, les musiciens s’intéressent de près au jazz, et en donne leur version du jazz-rock : Chicago, Blood Sweat And Tears, Frank Zappa, Larry Coryell, Tim Buckley… Quant à la musique afro-américaine, elle prend appui sur la musique de Miles Davis et Herbie Hancock pour se tourner vers une extension du jazz-fusion, le jazz-funk, dont Hancock est l’un des pionniers avec ses Headhunters. Ils s’appellent Joe Farrell, Tom Scott, Carlos Santana, John Abercrombie, George Duke… et vont eux aussi alimenter la grande marmite musicale initiée par Miles Davis.

RadioFrance

19/04/26

Focus sur le Jazz-Rock - 2 - JOHN McLAUGHLIN - ABBAJI


Le Jazz-Rock va s’entourer d’une pléiade de jeunes musiciens qui vont à leur tour prendre leur envol et développer leurs propres formules de ce que l’on appelle également le jazz-fusion : John McLaughlin, Tony Williams, Herbie Hancock, Chick Corea… Cette impulsion poussera par ailleurs toute une génération de vénérables vétérans du post-bop à se laisser tenter par l’expérimentation : Sonny Rollins, Herbie Mann, McCoy Tyner…

RadioFrance

17/04/26

Focus sur le Jazz-Rock - 1 - MILES DAVIS

"Ascenseur pour l'échafaud"
Fils du jazz, amant du rock électrique, le jazz-rock doit sa paternité au grand Miles Davis, sans contestation possible. C’est lui qui introduit de la musique amplifiée dans son jazz en pleine mutation à la fin des années 1960, trouvant une résonance dans les mouvements culturels et politiques afroaméricains.

RadioFrance

Music - GERRY MULLIGAN QUARTET - BERNIE'S TUNE

"Bernie's tune"

15/04/26

Jazz News - FLEA : DEVOILE SON PREMIER ALBUM JAA : HONORA


Flea, le bassiste des Red Hot Chili Peppers, vient de livrer son tout premier album solo. Et surprise : il s'agit d'un album de jazz !

Quand on pense aux Red Hot Chili Peppers, on pense rock alternatif, qui frise parfois même avec le rap, le funk, mais pas une seconde on ne pense au jazz. Pourtant, un de leurs membres fondateurs est un véritable amoureux de cette musique : on parle évidemment de Flea, le bassiste australien du groupe. Un artiste qui baigne dans la musique depuis son enfance, lui dont la mère s'est remariée avec le jazzman Walter Urban à ses 8 ans. Le remuant bassiste vient de dévoiler son tout premier album solo, "Honora", imprégné de sonorités jazz.

Un album de dix titres dévoilé le 27 mars, et qui ne contient que deux featurings : un avec Thom Yorke et un autre avec Nick Cave. Cependant, tout au long du projet, on le retrouve accompagné d'autres musiciens jazz comme Jeff Parker, Josh Johnson, Anna Butterss et Deantoni Parks. Le disque est assez spécial et on conserve quand même cet aspect "alternatif" sur plusieurs morceaux, comme dans l'intro, "Golden Wingship". D'autres, par contre, sont résolument jazz, comme "A Plea" avec ses cuivres et sa ligne de basses très groovy, ou encore "Traffic Lights" avec Thom Yorke. Ce qui est certain, c'est qu'on ne s'ennuie pas un seul instant sur cet album, qui sort pourtant des formats habituels des Red Hot, avec des morceaux qui durent parfois 10 minutes.

Visiblement, cet album fait l'unanimité, en tout cas auprès de la presse française, avec des critiques dithyrambiques de la part des Inrocks, de l'OBS ou du magazine Rolling Stone, et on les comprend : c'est avec plaisir qu'on découvre chaque nouveau morceau du projet. Une prise de risques payante pour Flea et sa trompette, et on espère qu'il va continuer dans ce créneau, qui lui va très bien !

JazzRadio

14/04/26

Les Terres du Blues - TENNESSEE AND MISSISSIPPI - MUDDY WATERS - HOOCHIE GOOCHIE MAN

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Style et approche

Le reportage se distingue par son usage de la couleur chaude et de la lumière naturelle, caractéristiques de la photographie documentaire d’Allard. Son approche immersive lui permet de capturer les habitants — musiciens, fermiers, fidèles d’église, enfants — avec dignité et proximité. Le travail associe portraits intimes et scènes de rue, évoquant la continuité entre passé et présent.


NationalGeography

Blues - L'histoire d'un morceau culte - ST. JAMES INFIRMARY

"St. James Infirmary" St. James Infirmary ou St. James Infirmary blues (l’ infirmerie de Saint Jacques , ou le blues de l'ho...