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23/08/26

Jazz - L'histoire d'un morceau culte : GEORGIA ON MY MIND

Voici l'histoire méconnue de « Georgia On My Mind », une chanson phare à l’histoire ambiguë.

Après avoir été popularisée par Ray Charles en 1960, la chanson Georgia On My Mind est devenue l’hymne officiel de l’État américain de Géorgie. Pourtant, elle est chargée d’une histoire ségrégationniste, et n’a dévoilé ses véritables origines seulement quarante-six ans après sa création.

Difficile de trancher. La chanson Georgia On My Mind, écrite en 1930 par le compositeur américain Hoagy Carmichael, est-elle une ode adressée à une femme nommée Georgia, ou une déclaration d’amour à l’État sudiste et ensoleillé ? Un peu des deux, finalement.

Un tube controversé

Quoi qu’il en soit, cette ballade, devenue un standard de la musique états-unienne d’avant-guerre, a connu une renommée mondiale après que le chanteur et pianiste Ray Charles l’a reprise en 1960, la transformant en un tube habité, mais également controversé. Car, comme bien souvent dans les histoires de reprises, le sens premier de la chanson s’est retrouvé affecté par cette réinterprétation, dans un contexte de ségrégation et de lutte pour les droits civiques aux États-Unis.

Hymne politique

Retour en 1930 donc, année où Hoagy Carmichael, né plus au nord dans l’Indiana, a l’idée de composer une ballade, sans pour autant savoir quelles paroles y accoler. Il fait alors appel à l’auteur confidentiel Stuart Gorell qui lui fournit la matière textuelle de sa chanson. Il se trouve que Carmichael a une sœur dénommée Georgia, et que Gorell s’en inspire pour lui souffler le contenu, sans penser à l’État du même nom. En tout cas, c’est ce que raconte la version officielle qui fera autorité durant plus de quarante-cinq ans.


Une fois la chanson devenue un classique, reprise notamment en 1931 par Louis Armstrong, Ray Charles, originaire de la ville d’Albany en Géorgie et alors au sommet de sa gloire, décide d’y aller de sa propre version, de transformer Georgia On My Mind en un hymne politique au début des sixties.


OuestFrance

20/08/26

Les Terres du Jazz - L'ENCHANTEMENT DES BAYOUS - LOUISIANE


Entrelacs d'eau et de végétation, les bayous révèlent un monde suspendu, où le temps semble ralentir pour laisser place à la beauté sauvage et silencieuse de la Louisiane.

© Thierry Suzan

16/08/26

Les Terres du jazz - OU L'AVENIR DANSE AVEC LES RACINES | LONG ALLEN BRIDGE


La Louisiane connaît un dynamisme croissant grâce à ses industries émergentes, tout en conservant dans ses zones rurales un attachement fort à son patrimoine culturel. Ce contraste nourrit une région en constante évolution, où traditions et modernité cohabitent au quotidien.

08/08/26

Les Terres du Jazz - HERON MAÎTRE DES RIVIERES | LOUISIANE


Les hérons, élégants gardiens des rivières louisianaises, glissent silencieusement au-dessus des eaux paisibles. Ces espèces incarnent la vitalité et la beauté sauvage des écosystèmes fluviaux de la région.


02/08/26

Jazz - L'histoire d'un morceau culte : SUMMERTIME

Summertime est une chanson qui a été reprise des centaines de fois, dans tous les styles, par de très nombreux artistes. L’origine réelle de ce standard du jazz est pourtant méconnue… Il vient de l’opéra ! C’est un air de Porgy and Bess de George Gershwin. Je vous raconte l’histoire oubliée d’un morceau culte.

Porgy and Bess, un opéra sur la vie dans un quartier afro-américain

Porgy and Bess est un opéra du compositeur américain George Gershwin créé en 1935. L’histoire est adaptée d’un roman de l’écrivain DuBose Heyward qui a aussi signé les paroles de certains airs, dont Summertime.

L’action se passe dans Catfish Row, un quartier noir de Charleston, en Caroline du Sud. Porgy est un mendiant estropié qui accepte de recueillir Bess après une bagarre qui a mal tourné. Crown, le mari de Bess, a dû s’enfuir après avoir tué un joueur de dés. L’histoire raconte le développement de la relation entre les deux personnages alors que Bess est poursuivie par Crown et par Sportin’ Life, son dealer, avec qui elle finit par partir pour New-York.

Summertime, de la berceuse d’opéra au standard de jazz

Si beaucoup de chansons de Porgy and Bess sont connues et ont par la suite été reprises de nombreuses fois (I Got Plenty O’ Nuttin’, It Ain’t Necessarily So…), aucune n’a atteint la popularité de Summertime.

Summertime est le premier air de l’opéra et revient tout au long de l’œuvre. C’est une berceuse et la musique évoque d’ailleurs le va et vient d’un berceau. Elle est d’abord chantée par Clara, un personnage secondaire. Cette chanson ne fait pas avancer l’intrigue mais permet de poser en quelques mots l’ambiance de cette communauté qui vit difficilement.

La première version enregistrée de Summertime a été chantée par Abbie Mitchell.

Summertime est fortement inspirée par les « spirituals », la musique des esclaves noirs américains. Gershwin a tenu à la composer lui-même, car il voulait qu’il y ait une unité dans son opéra. Certains ont toutefois remarqué la proximité de Summertime avec un autre chant, Sometimes I feel like a motherless child, que Gershwin a peut-être entendu lorsqu’il est allé à Charleston s’imprégner de l’atmosphère. La chanteuse de gospel Mahalia Jackson a réalisé un medley des deux :

"Summertime/Motherless Child"

De Billie Holiday à Janis Joplin, une chanson qui a été reprise des milliers de fois

Rock, jazz, disco, funk… Il existe même une version parfaite pour Halloween. Impossible de faire ici la liste complète des reprises de Summertime, il y en a des milliers. Le site spécialisé Summertime Connection, qui s’est donné pour mission de toutes les recenser a compté plus de 70 000 enregistrements. C’est plus de 80 ans d’histoire de la musique que l’on peut résumer avec l’évolution de ces reprises, la première d’entre elle étant celle de Billie Holiday.

Parmi les interprétations marquantes, celle de Janis Joplin :

Janis Joplin "Summertime" (Live -1969)

Ou celle de Miles Davis :

Summertime - Miles Davis (1959)

RadioClassiqueFr

01/08/26

Les Terres du jazz - ENTRE MYSTERE ET DEVOTION | CATHEDRALE SAINT-LOUIS - NOUVELLE ORLEANS


À La Nouvelle-Orléans, la religion imprègne la vie quotidienne, mêlant traditions catholiques et influences vaudoues dans un riche syncrétisme culturel. Les processions colorées et les célébrations spirituelles rythment la ville, témoignant d'une foi vivante et d'une identité profondément enracinée.

Jazz - L'histoire d'un morceau culte : GEORGIA ON MY MIND

Voici l'histoire méconnue de « Georgia On My Mind », une chanson phare à l’histoire ambiguë. Après avoir été popularisée par Ray Charles...