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02/08/26

Jazz - L'histoire d'un morceau culte : SUMMERTIME

Summertime est une chanson qui a été reprise des centaines de fois, dans tous les styles, par de très nombreux artistes. L’origine réelle de ce standard du jazz est pourtant méconnue… Il vient de l’opéra ! C’est un air de Porgy and Bess de George Gershwin. Je vous raconte l’histoire oubliée d’un morceau culte.

Porgy and Bess, un opéra sur la vie dans un quartier afro-américain

Porgy and Bess est un opéra du compositeur américain George Gershwin créé en 1935. L’histoire est adaptée d’un roman de l’écrivain DuBose Heyward qui a aussi signé les paroles de certains airs, dont Summertime.

L’action se passe dans Catfish Row, un quartier noir de Charleston, en Caroline du Sud. Porgy est un mendiant estropié qui accepte de recueillir Bess après une bagarre qui a mal tourné. Crown, le mari de Bess, a dû s’enfuir après avoir tué un joueur de dés. L’histoire raconte le développement de la relation entre les deux personnages alors que Bess est poursuivie par Crown et par Sportin’ Life, son dealer, avec qui elle finit par partir pour New-York.

Summertime, de la berceuse d’opéra au standard de jazz

Si beaucoup de chansons de Porgy and Bess sont connues et ont par la suite été reprises de nombreuses fois (I Got Plenty O’ Nuttin’, It Ain’t Necessarily So…), aucune n’a atteint la popularité de Summertime.

Summertime est le premier air de l’opéra et revient tout au long de l’œuvre. C’est une berceuse et la musique évoque d’ailleurs le va et vient d’un berceau. Elle est d’abord chantée par Clara, un personnage secondaire. Cette chanson ne fait pas avancer l’intrigue mais permet de poser en quelques mots l’ambiance de cette communauté qui vit difficilement.

La première version enregistrée de Summertime a été chantée par Abbie Mitchell.

Summertime est fortement inspirée par les « spirituals », la musique des esclaves noirs américains. Gershwin a tenu à la composer lui-même, car il voulait qu’il y ait une unité dans son opéra. Certains ont toutefois remarqué la proximité de Summertime avec un autre chant, Sometimes I feel like a motherless child, que Gershwin a peut-être entendu lorsqu’il est allé à Charleston s’imprégner de l’atmosphère. La chanteuse de gospel Mahalia Jackson a réalisé un medley des deux :

"Summertime/Motherless Child"

De Billie Holiday à Janis Joplin, une chanson qui a été reprise des milliers de fois

Rock, jazz, disco, funk… Il existe même une version parfaite pour Halloween. Impossible de faire ici la liste complète des reprises de Summertime, il y en a des milliers. Le site spécialisé Summertime Connection, qui s’est donné pour mission de toutes les recenser a compté plus de 70 000 enregistrements. C’est plus de 80 ans d’histoire de la musique que l’on peut résumer avec l’évolution de ces reprises, la première d’entre elle étant celle de Billie Holiday.

Parmi les interprétations marquantes, celle de Janis Joplin :

Janis Joplin "Summertime" (Live -1969)

Ou celle de Miles Davis :

Summertime - Miles Davis (1959)

RadioClassiqueFr

01/08/26

Les Terres du jazz - ENTRE MYSTERE ET DEVOTION | CATHEDRALE SAINT-LOUIS - NOUVELLE ORLEANS


À La Nouvelle-Orléans, la religion imprègne la vie quotidienne, mêlant traditions catholiques et influences vaudoues dans un riche syncrétisme culturel. Les processions colorées et les célébrations spirituelles rythment la ville, témoignant d'une foi vivante et d'une identité profondément enracinée.

19/07/26

Les Terres du Jazz - L'ENCHANTEMENT DES BAYOUS | LOUISIANE


Entrelacs d'eau et de végétation, les bayous révèlent un monde suspendu, où le temps semble ralentir pour laisser place à la beauté sauvage et silencieuse de la Louisiane.

16/07/26

Les Terres du jazz - Où L'AVENIR DANSE AVEC LES RACINES | LONG ALLEN BRIDGE


La Louisiane connaît un dynamisme croissant grâce à ses industries émergentes, tout en conservant dans ses zones rurales un attachement fort à son patrimoine culturel. Ce contraste nourrit une région en constante évolution, où traditions et modernité cohabitent au quotidien.

© Thierry Suzan

09/07/26

Les Terres du jazz - HERON MAÎTRE DES RIVIERES | LOUISIANE


Les hérons, élégants gardiens des rivières louisianaises, glissent silencieusement au-dessus des eaux paisibles. Ces espèces incarnent la vitalité et la beauté sauvage des écosystèmes fluviaux de la région.

© Thierry Suzan

06/07/26

Trois stars du jazz... pianistes oubliés - NAT KING COLE - (1919-1965)


"I know that you know"

Nat King Cole  en matière pianistique est certainement « l’oubli » le plus injuste et injustifié de l’histoire du jazz.

King Cole fait partie de cette génération de pianistes (comme Teddy Wilson ou Mel Powel), qui ont débuté leur carrière en s’abreuvant du style de piano « stride » de leurs aînés, mais qui ont commencé à simplifier leur jeu de main gauche pour libérer le discours mélodique de leur main droite…

Un des tout premiers à envisager cette nouvelle façon de jouer du piano, est sans doute Earl Hines (1903-1983) et ce n’est sûrement pas un hasard s’il fut l’une des principales sources d’inspiration du jeune pianiste King Cole.

Cole monte son premier trio en 1937 (chose méconnue : Oscar Pettiford sera son tout premier bassiste). A l’écoute des premières faces de ce trio qui fera date dans l’histoire du jazz (Cole ne chante pas encore en soliste), on remarque la complexité rythmique et harmonique des arrangements, mais aussi et surtout le phrasé de piano, qui n’a plus grand-chose à voir avec les phrasés « swing » classiques de l’époque et qui préfigure très clairement le style Bebop qui va déferler à partir de 1939.

Des pianistes comme Bud Powel ou Oscar Peterson lui doivent beaucoup (et ne s’en cachent pas) … Écoutez par exemple son solo dans les premières faces en trio (1938-1940) ou dans « I Know That You Know » dans l’album “After Midnight”, où il use abondamment de chromatismes, de gammes pentatoniques et de formules rythmiques inhabituelles. Les faces en trio ou quartet (sans basse) avec Buddy Rich, Lester Young, Charlie Shavers sont également incroyables d’inventivité…

Après avoir été « découvert » par John Hammond (encore lui !!) et engagé en 1942 par la firme Capitol (dont il fera la fortune avec « Route 66 » et « Sweet Lorraine »), King Cole gravit très rapidement les marches de la célébrité (Il sera le premier noir à habiter Beverley Hills) et va quelque peu délaisser son piano au profit de sa voix de velours…

Stan Laferrière

24/06/26

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