En 2021, le conflit éclate. Raye publie sur Twitter son désarroi : « I’ve been on a 4 ALBUM RECORD DEAL since 2014 and haven’t been allowed to put out one album. » (« J’ai été sous contrat pour 4 albums depuis 2014 et je n’ai pas été autorisée à sortir un seul album. »). Quelques mois plus tard, la séparation est officialisée : elle met fin à son contrat avec Polydor.
Ce moment est crucial : il symbolise la décision de ne plus attendre. De ne plus laisser un système dicter qui elle est ou ce qu’elle peut faire. Elle signe ensuite avec Human Re Sources, une structure plus souple, qui lui permet d’avoir le contrôle de ses masters et de son œuvre. Ce passage d’un grand label à sa propre voix, c’est la métamorphose. C’est ce qui rend son histoire d’autant plus inspirante : ne plus seulement performer, mais décider de chaque détail de son parcours.
Originaire de South London, Raye commence très tôt à écrire et à produire. Signée à seulement 17 ans par Polydor, elle entre dans un univers où on attend d’elle des tubes, des featurings, des singles vendables. Très vite, elle se révèle être aussi une plume recherchée pour d’autres artistes – une doublure brillante derrière les projecteurs. Pourtant, ce qui aurait pu être une rampe de lancement se transforme en piège : malgré un contrat de plusieurs albums, elle ne parvient pas à sortir de véritable album ; les singles s’enchaînent, mais la liberté artistique lui échappe.
Cette période marque le début d’un combat intérieur : faire entendre sa voix et être reconnue comme artiste à part entière, pas juste comme productrice ou voix invitée.
Quand deux monstres sacrés actuel de la guitare unissent leurs forces pour rendre hommage à la légende B.B King, le rendu est forcément très fort.
Si vous êtes amateurs de blues, on imagine que le nom de B.B King vous dit forcément quelque chose. Vous n'êtes évidemment pas les seuls : le guitariste culte originaire du Mississippi a influencé plusieurs générations d'artistes, lui qui est même considéré comme un des trois "kings" de la guitare blues. Tellement influent qu'il a même inspiré Joe Bonamassa, qui a eu envie de lui rendre hommage via un album. Et cette fois, il l'a fait en bonne compagnie, celle de George Benson pour le morceau "There Must be a Better World Somewhere".
Un morceau hommage sorti il y a très peu de temps, dans lequel deux virtuoses actuels de la guitare ont allié leurs forces pour reprendre "There Must be a Better World Somewhere", un standard de BB King. Reconnaissable dès les premières notes de guitare, ce morceau, extrait de l'album du même nom, date de 1981, mais ce blues est véritablement intemporel. La preuve, cette nouvelle version de Joe Bonamassa et George Benson, bien qu'un peu différente, nous replonge dans le même état de mélancolie, mais aussi d'admiration devant une telle virtuosité à la guitare.
Pourtant, on sent que cet hommage est plus actuel, moins épuré, plus "chargé", avec quelques notes supplémentaires. Les guitares électriques sont un peu plus "criardes", on adore. On entend aussi un peu moins le piano en fond, et la voix, évidemment, change un petit peu par rapport à l'original. Cependant, l'âme du morceau est conservée, intacte, et cette version actuelle est quasiment aussi efficace que le morceau de BB King.