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sexta-feira, 31 de agosto de 2012

Cole Porter "Anything Goes" - Audio - Music

Porter,_Cole
 
"Anything goes"

L'Histoire du Jazz - 11/17. 11. Le Free Jazz - Ornette Coleman - Video - Music - Live

Le Free Jazz 11.

Le jazz ne cesse d’évoluer, de se transformer et ces changements ne sont pas prêts de s’arrêter. Sa dernière évolution est le free Jazz, qui prend le pari de faire exploser les règles établies du jazz. Si le hard bop permettait de longues improvisations, celles-ci étaient toujours effectuées sur une ligne rythmique à la structure connue et prévisible, en respectant une grille harmonique. Le jazz modal bouleversa ces règles, mais pas assez pour certains musiciens de jazz. La règle est qu’il n’y a pas de règles, notamment au niveau du tempo. Cependant, bien que les groupes de jazz soient affranchis de ces règles, ils continuent à les suivre, la plupart du temps. C’est pour cette raison que cela reste du jazz, malgré les polémiques alimentées par les traditionalistes du jazz. Car ne pas avoir de règle, c’est aussi permettre de suivre des règles ! Les figures de proue de ce mouvement, le New Thing (nouveau truc), qui n’aura de succès que dans les cercles restreints des amateurs de jazz, sont Ornette Coleman, John Coltrane et Cecil Taylor.

Coleman,_Ornette
Ornette Coleman et le free Jazz

quinta-feira, 30 de agosto de 2012

L'Histoire du Jazz - 10/17. 10. Le Jazz modal - Video - Music - Live

10. Le Jazz modal -

Le jazz modal est un genre qui modifie les règles musicales, alors en vigueur dans la musique occidentale. Sans rentrer dans trop de détails qui demandent des connaissances musicales approfondies, la musique occidentale, jusqu’au Moyen-âge, était modale, tandis qu’elle deviendra par la suite tonale, c'est-à-dire respectant des règles harmoniques. De ce changement des règles musicales s’ensuit une plus grande liberté de mouvement pour le musicien, vu qu’il ne doit plus se conformer au respect des grilles qui imposent certains accords et, donc, une limitation du nombre de ceux-ci. Ce type de jazz met donc l’accent sur la mélodie, plutôt que sur l’harmonie. Traversant les styles, c’est encore Miles Davis qui enregistre l’album de jazz modal le plus populaire, tandis que John Coltrane et Derbie Hancock sont également de généreux contributeurs du genre.

Davis,_Miles
Miles Davis

quarta-feira, 29 de agosto de 2012

L'Histoire du Jazz - 9/17. Le Hard bop - (Video - Music - Live)

9. Le Hard bop -

Très rapidement (quelques années après), un autre courant fait son apparition. Tout comme le cool Jazz était apparu afin d’offrir une alternative plus douce au bebop, celui-ci ne s’en laisse pas compter et « contre-attaque » avec le hard bop. On explique souvent ce courant par la naissance du « Black is beautiful », ce mouvement qui veut rendre au peuple Afro-américain la fierté de ses origines et la confiance en ses capacités. Vu que le bop était considéré comme étant « une musique de Noirs » et le cool Jazz une « musique de Blancs », un repli identitaire serait la raison de l’émergence du hard bop. Si cela a pu jouer un rôle, l’explication est peut-être un peu trop simpliste, tout comme on schématise en disant que cool Jazz est un mélange de musique européenne et de jazz, tandis que le hard bop est un mix de jazz et de musique africaine. Même si ces définitions permettent, en gros, de saisir les différences entre les 2 styles, il ne s’agit que de descriptions grossières. En effet, cela serait oublier que le jazz originel consacre déjà le mariage de la tradition musicale africaine et européenne !
De plus, mettre en opposition le cool Jazz et le hard bop n’a pas beaucoup de sens, quand on sait que Miles Davis, ainsi que d’autres, ont joué un rôle prépondérant dans les 2 styles. Le Miles Davis, précurseur du hard bop, ne renie sûrement pas son côté cool Jazz. Toute l’histoire du jazz en atteste : il s’agit d’incessantes évolutions et d’expérimentations. Certains éléments sont conservés, d’autres rejetés, mais la musique conserve toujours un dénominateur commun ; les méthodes de constructions changent, mais les fondations restent les mêmes.

Art Blakey & Jazz Messengers - "Blues March"

terça-feira, 28 de agosto de 2012

Ella Fitzgerald - "Take the a train" Music


"Take the a train"

L'Histoire du Jazz - 8/17. Le cool jazz, réponse apaisante au bebop (Video-music-live)

 

D’aucuns prétendent que le bebop n’a jamais été accepté par certains jazzistes, et que le cool jazz fut la réponse imaginée afin de le contrer. Si l’on observe la réalité, cela ne semble pas être tout à fait exact. En fait, le cool jazz est difficile à définir, car il reprend une grande variété de styles. Lorsqu’on examine attentivement l’histoire du jazz, on peut retrouver certains de ses éléments dès 1920, chez un artiste comme Bix Beiderbecke, ou encore Lester Young dans les années 30, auquel on peut créditer l’invention du cool jazz, lorsqu’il jouait déjà de la sorte en pleine période swing. Il se caractérise surtout par un phrasé peu accentué, un son feutré… bref, par une approche beaucoup plus calme et apaisante que le bebop et son phrasé nerveux.

 
 

Le manifeste du cool jazz est l’album de Miles Davis, « Birth of the Cool » (la naissance du Cool), enregistré en 1949, auquel Gerry Mullingan, Gil Evans, et bien d’autres collaborèrent. Le Cool jazz nait à New-York, mais c’est cependant à la côte ouest des Etats-Unis et la Californie qu’il sera le plus fortement associé, étant le fruit de l’arrivée à New-York de musiciens californiens, essentiellement Blancs, venant se mêler aux musiciens bebop new-yorkais, en majorité Noirs. Alors que le jazz était aux origines une musique Afro-américaine, les Blancs dominent ce courant, ce qui conférera au cool jazz des caractéristiques de la musique européenne.

domingo, 26 de agosto de 2012

L'Histoire du Jazz - 7/17 - Le Bebop - Video - Music - Live

S’il est difficile pour le profane de faire le lien entre le swing et le bebop, il existe pourtant bel et bien. Le bebop est amorcé par les solistes virtuoses des groupes de jazz swing qui explorent de nouvelles harmonies et font exploser les conventions du swing. L’improvisation, déjà existante dans le swing, prend une place prépondérante dans le bebop, tandis que les possibilités de fantaisies musicales deviennent beaucoup plus nombreuses avec le bop, chose difficile à réaliser avec un grand orchestre de jazz dont l’objectif est de faire danser la foule. Les rythmes s’accélèrent, la musique devient nerveuse, plus syncopée et donc moins accessible. Bien sûr, le bebop est incompris par une large frange du public. Il s’agit d’une musique qui s’adresse principalement aux connaisseurs, avec les impacts commerciaux que l’on peut deviner. Même parmi les musiciens de jazz, des voix s’élèvent pour dénoncer le bop.

Le bebop marque un retour aux sources concernant le type de formation : c’en est fini des grands ensembles jazz d’une dizaine, voire plus, de musiciens : le Quintet devient la norme. Les figures emblématiques du bebop sont Dizzy Gillespie et Charlie Parker. On peut voir en Charlie Parker le révolutionnaire, le virtuose héroïque à la créativité torturée faisant exploser le carcan du swing, tandis que Dizzy Gillespie est plutôt un évolutionniste. Portant une affection à la période des big bands dont il fit partie, il fait en sorte d’adopter une position de compromis, entre l’art et la fonction originelle du jazz, son aspect festif. Ces 2 figures emblématiques amorcent ainsi, de par leur style et leur personnalité distincte, les 2 évolutions majeures qui suivront la période du jazz bebop.

Charlie Parker

sábado, 25 de agosto de 2012

Nat King Cole - "When I fall in love" - Video - Music - Live

"When I fall in love"

Hancok, Miller, Shorter "Tribute to Miles" - Video - Music - Live

 
"Tribute to Miles"

Otis Redding - "For your precious love" - Audio - Music


"For your precious love"

L'Histoire du Jazz - 6/17 - La deuxième guerre mondiale - Audio - Musique


6. La deuxième guerre mondiale -

Les similitudes entre la première et la seconde guerre mondiale sont frappantes : les deux conflits mondiaux donneront un coup de fouet à l’économie et au développement des USA. Si la première guerre mondiale avait propulsé les USA du rang d’ancienne colonie isolée au rang des puissances sur lesquelles il fallait compter, la seconde guerre mondiale sera tout simplement l’avènement des Etats-Unis en tant que superpuissance mondiale. A la fin de la guerre, une ère de renouveau s’ouvre, une période d’opportunités et de changements… auquel le jazz n’échappera pas.
Comme nous l’avons expliqué, les ensembles de jazz swing sont composés d’un grand nombre de musiciens. Il devient très difficile pour ces groupes de faire leurs tournées dans ce contexte de guerre, surtout que leurs membres n’échappent pas à la mobilisation. Les préoccupations de la nation sont également tournées vers l’effort de guerre, ce qui résulte en un gros coup de frein à main pour le swing.


Cette période est également un tournant pour le jazz. Après le succès commercial du swing, qui remplit les salles de concerts, monopolise les ondes hertziennes et vend des disques par millions, le jazz va subir sa mutation la plus distinctive ; il est d’ailleurs intéressant de noter que ce changement intervient pendant une période marquée par un traumatisme national, l’attaque de Pearl Harbour par les Japonais et l’entrée en guerre forcée des Etats-Unis. La seconde guerre mondiale est donc le tournant qui transforme le jazz en musique festive, dédiée à la danse, en musique de musiciens, qui donne l’opportunité au jazziste d’étaler sa virtuosité, d’expérimenter, de laisser libre cours à sa créativité et à son imagination : le bebop est né. Evolution ou révolution, les avis divergent ; la vérité se situe probablement entre les deux.

sexta-feira, 24 de agosto de 2012

L'Histoire du Jazz - 5/17. Les années 30, entre crise et reconnaissance - Video - Musique - Live

 

5. Les années 30, entre crise et reconnaissance -
Les années 30, malgré la terrible crise de 1929 dont les Etats-Unis mettront des années à en sortir, est la décennie qui consacre pleinement le jazz en tant que musique à part entière. Cette reconnaissance se fait à travers le swing (ou hot jazz ; c’est la BBC qui inventa le terme swing, hot jazz étant un terme qui pouvait être interprété de différentes façons…), style de jazz qui se caractérise par une section rythmique composée de percussions et de contrebasse, sur lesquels cuivres et autres instruments à vents s’expriment. Les performances se déroulant dans des lieux de plus en plus grands (la fin de la prohibition, en 33, fait sortir le jazz de la semi-clandestinité), la seule solution, à l’époque, consiste à ajouter de plus en plus de musiciens. On attribue à Fletcher Henderson d’être le premier à avoir configuré son groupe pour jouer le swing.
C’est ainsi que le nombre de musiciens explose, les orchestres de jazz swing comptent régulièrement plus de 20 membres ; on est bien loin des trios ou quartets de Jazz ! Malgré cette augmentation des musiciens, le swing donne l’opportunité aux solistes de s’exprimer, de la même manière qu’Armstrong mettait l’orchestre Jazz au service du soliste avec ses Hot Five. C’est également la période à laquelle les orchestres de jazz se mettent à la mixité raciale : des Noirs rejoignent des orchestres Blancs et inversement.
 
Ella & Duke "I want something to live"
 
Le swing n’est pas tant une évolution du Dixieland, mais plutôt le fruit de la rencontre entre les jazzmen avec les grands orchestres, les seuls à pouvoir leur fournir de l’emploi, car pour les petits groupes style Dixieland, les temps sont durs. Certains n’hésitent pas à s’agrandir pour rejoindre le rang des « big bands ». Les bastions du Jazz sont désormais Chicago, New-York et Kansas City, tandis que des ensembles de Jazz, ayant leurs spécificités musicales, commencent à voir le jour en Europe, notamment en France, bien qu’il soit interdit en Allemagne et en Union soviétique, pour des raisons politiques. C’est d’ailleurs le guitariste belge Django Reinhardt qui popularisa le jazz manouche, un style de jazz sans percussions ni cuivres, mélange d’influences de musique gitane (guitares, violons), du bal musette et du swing.

quinta-feira, 23 de agosto de 2012

L'Histoire du Jazz - 4/17. Les années 20 et l’expansion du Jazz - Audio - Musique

 

Dans le chapitre précédent, nous avons expliqué les facteurs qui contribuèrent à exporter le Jazz au-delà des frontières du Dixieland. Par nécessité, ou pas opportunisme, les musiciens néo-orléanais se disséminent à travers les Etats-Unis, Chicago et New-York deviennent de nouvelles capitales du jazz.
A la fin de la première guerre mondiale, les USA sont désormais en plein essor économique. L’émergence des médias, comme la radio, le développement des transports remodèlent la réalité socio-économique des Etats-Unis. Chicago étant la plus accessible des villes et ayant des emplois à fournir, c’est celle-ci qui accueillera le plus de musiciens de jazz néo-orléanais. De leur présence en force allait naître le Chicago Dixieland, sous l’impulsion, entre autres, des Louis Armstrong avec ses Hot Five, ou encore Jelly Roll Morton et ses Hot Chili Peppers.




"When the saints go marchin'in"


Viennent alors les années 20 et leur lot d’extravagances, un vent de folie légère souffle sur une Amérique dont le mur du puritanisme laisse entrevoir quelques fissures. La prohibition est alors instaurée, une tentative vaine de colmater les brèches ; elle sera abandonnée en 1933, après 13 années de vaches grasses pour le crime organisé. En effet, beaucoup d’Américains sont prêts à enfreindre la loi pour pouvoir boire de l’alcool, et la mafia se fait un plaisir de fournir l’approvisionnement. La prohibition favorise ainsi l’expansion du jazz. Les speakeasy (de l’anglais speak easy, parler à voix basse), des bars clandestins un peu chics, fleurissent ici et là. Sous les apparences d’un restaurant ou d’un concert de… jazz, les clients viennent y satisfaire leur passion pour les boissons alcoolisées. Les descentes de police sont fréquentes, mais souvent annoncées à l’avance, corruption oblige. Ce phénomène contribuera à la réputation sulfureuse du jazz, qui est considéré par une certaine élite bien pensante comme étant immoral. Il fut même qualifié par un enseignant de Princetown comme n’étant « pas de la musique, il s’agit tout au plus d’une irritation de l’ouïe, une stimulation des cordes des passions physiques ». Cela n’empêchera pas le jazz d’être la musique en vogue des 2 décennies qui suivront !

quarta-feira, 22 de agosto de 2012

David Cavazos - "Tus ojos" - Video - Musica


"Tus ojos"

L'histoire du jazz - 3. La Nouvelle-Orléans vers 1890, le berceau du Jazz

 

C’est à Storyville, le quartier chaud de la Nouvelle-Orléans, que le jazz est né, ainsi que de par les fanfares, officiant pour les manifestations officielles, comme les parades, les funérailles ou les mariages, souvent composées par des musiciens Afro-américains autodidactes. C’est ainsi que les instruments de ces orchestres, cuivres et percussions pour les fanfares, contrebasses, pianos et batteries pour les groupes de clubs, deviendront les instruments de base du New Orleans (noir) / Dixieland (blanc), le premier style de Jazz. Dans ce jazz de la Nouvelle-Orléans, la trompette fournit le fil conducteur en jouant la mélodie ou des variations de celle-ci, alors que les autres cuivres improvisent autour de cette ligne mélodique, tandis que les instruments à cordes passent dans la section rythmique.
Ce passage des cuivres au premier plan est attribué à la légende du Jazz Buddy Bolden, un cornettiste de génie qui apprit son art dès son plus jeune âge dans les orchestres Noirs de la Nouvelle-Orléans. Après ses moments de gloire durant lesquels son orchestre, le Bolden Band, était le groupe le plus demandé de la ville, Buddy Bolden, atteint de schizophrénie, fut interné dans un institut en 1907. Le train de l’histoire était cependant lancé, et plus rien n’allait freiner l’expansion du jazz.
En 1914, alors que l’insouciance règne sur Storyville et sa musique endiablée, la première guerre mondiale vient troubler le jeu. Tout d’abord, elle coïncida avec la fermeture de Storyville par la Navy, ce qui contraint bon nombre de musiciens à chercher de l’embauche ailleurs ; à Chicago bien sûr, mais aussi New-York et Kansas City. La Nouvelle-Orléans, amputée d’une bonne partie de ses musiciens, faisait un pas en arrière, tout en restant fière de ses enfants, qu’ils soient à Chicago ou New-York.
le premier enregistrement de jazz, en 1917 : Original Dixieland Jass Band - "Livery Stable Blues" (1917), s'ensuivit "Tiger Rag" en 1918

segunda-feira, 20 de agosto de 2012

L'histoire du jazz - 2/17

En 1808, la traite négrière prend fin aux USA et personne ne devine à cet instant que le débat sur l’esclavage mènera le pays tout droit vers une guerre civile fratricide qui débouchera sur la victoire des Etats abolitionnistes du Nord, en 1865. Durant ces siècles de servitude, les esclaves, arrachés à leur Afrique natale, chercheront des moyens pour survivre dans ces conditions de vie inhumaine. Dieu et la musique seront leurs seuls réconforts, ces deux éléments étant même souvent intimement liés. La tradition musicale tribale de l’Afrique de l’ouest sera l’un des seuls bagages qu’ils emporteront avec eux durant leur périlleuse traversée de l’Atlantique. Cette tradition musicale inspirera notamment les work songs (chansons entonnées durant le travail des esclaves) et le negro spiritual, qui donnera naissance plus tard au gospel, ainsi que le blues.
Cependant, cette tradition musicale se mélangera avec les influences européennes, qui sont désormais le quotidien des esclaves, l’Afrique n’étant plus qu’un lointain souvenir après toutes ces années de déportation, tandis que le prosélytisme protestant accomplit son œuvre d’assimilation culturelle. Suivant le débat abolitionniste et, plus tard, l’abolition tout court, les Afro-américain commencent à apprendre à jouer des instruments du Vieux Continent, notamment du violon.
Après l’Abolition en 1865, des opportunités d’emploi s’ouvrent pour les musiciens Afro-américains, mais la vie restait particulièrement dure, la ségrégation prenant le relais de l’esclavage, tandis que le tristement célèbre Ku Klux Klan naissait. Les affranchis Afro-américains ne trouvent alors de l’embauche que dans l’industrie du divertissement populaire, voire de bas étage : les minstrels show (spectacles à relents racistes présentant le Noir comme un bouffon), les cabarets, bars, clubs et maisons closes. Les musiciens Noirs commencent à s’associer et à former des fanfares. C’est dans ce contexte des quartiers chauds de la Nouvelle-Orléans que naissait le ragtime, une musique syncopée qui allait rythmer les nuits des danseurs louisianais d’abord, pour ensuite se répandre dans tous les USA et donner naissance au Jazz.

sábado, 18 de agosto de 2012

Now, it's time to say goodbye


CIAO, CIAO, CIAO...

L'histoire du jazz - 1/17

1 - Le jazz est un genre musical créé, fin du 19ème-début du 20ème siècle, dans les Etats du Sud des Etats-Unis, par la communauté Afro-américaine, fraîchement libérée de ses chaînes suite à l’abolition de l’esclavage. Bien que le courant se diffusât rapidement, les spécialistes s’accordent pour citer la Nouvelle-Orléans comme berceau du jazz, tandis que le terme jazz, qualifiant ce genre musical, apparaissait bien plus tard, en 1915 à Chicago. Les musiciens Afro-américains ne trouvant de l’emploi que dans des lieux de divertissement pas toujours très reluisants, le jazz originel était une musique essentiellement populaire, qui fut même considérée durant tout un temps comme étant indécente par les élites bien pensantes. Par la suite, je jazz est progressivement devenue un genre musical extrêmement populaire aux USA comme en Europe, à travers le Swing, pour ensuite évoluer vers un style beaucoup moins accessible avec le Bebop, qui remisa le jazz dans le rang des musiques étiquetées comme étant « élitistes ». Cependant, le jazz n’en avait pas fini avec ses évolutions et mutations. Le Cool Jazz venait apporter une alternative plus mélodique aux rythmes nerveux du Bebop, qui répliquait ensuite avec le Hard Bop, mélange de Bop et de rhythm’n’blues. S’en suivit toute une série de courants alternatifs, comme le Free Jazz, le Latin Jazz, Le Jazz Fusion et bien d’autres encore, qui associent pour la plupart le Jazz avec d’autres courants majeurs, comme le rock, preuve tangible que le Jazz est une musique qui a marqué de son empreinte le 20ème siècle, et continue d’influencer la musique en ce début de 21ème siècle.

Accompagnez-nous dans ce voyage dans le temps afin de comprendre comment cette musique, née dans les quartiers chauds de la Nouvelle-Orléans, est devenue l’un des courants musicaux majeurs du 20ème siècle.


"Maple leaf rag"
1/17

Wayne Shorter - "Footprints" - Video - Music - Live



"Footprints"

Wes Montgomery "For one six" - Music



"For one six"

Japanese Smooth Jazz - Music



Japanese smooth jazz